Trains saturés, achat de billets impossible... La SNCF nie toute «désorganisation» à Paris

- Avec AFP

Trains saturés, achat de billets impossible... La SNCF nie toute «désorganisation» à Paris© JACQUES DEMARTHON Source: AFP
Affluence exceptionnelle à la gare de Paris Bercy, le 23 décembre.

Plusieurs gares parisiennes ont subi un fort engorgement le 23 décembre, au point que certains voyageurs n'ont pas pu accéder à leurs trains. La SNCF a nié toute «désorganisation», faisant néanmoins état d'un «pic de fréquentation historique».

«La situation était [...] difficile pour certaines lignes TER et Intercités au départ des gares de Bercy et d'Austerlitz qui connaissaient une affluence exceptionnelle ce samedi [23 décembre]», a reconnu la SNCF dans un communiqué, diffusé dans la soirée.

Le hall de la gare de Bercy, qui dessert notamment une partie de la Bourgogne, est resté bondé une bonne partie de la journée, avant de se vider en fin d'après-midi. En raison de l'affluence, de nombreux voyageurs ne parvenaient ni à acheter des billets au guichet, ni même à entrer dans un train quand ils disposaient d'une réservation. Certains trains étaient indiqués avec un important retard et des automates de vente se sont révélés hors service.

«On n'a aucune information, on est démunis», regrettait Mourad, un trentenaire coincé à Bercy dans l'après-midi et interrogé par l'AFP. Mourad, qui comptait se rendre ce 23 décembre à Dijon et a tout juste pu entrer dans le hall de la gare, tant celui-ci était bondé, avait acheté son billet sur internet mais n'a pas pu prendre le train prévu.

D'autres personnes ont livré un témoignage similaire, certaines étant redirigées vers la gare de Lyon, toute proche, où un TGV a été affrété spécialement pour des voyageurs déjà munis de billets. 

Rédouane, la quarantaine, en partance pour Dijon, s'est quant à lui vu refuser l'achat d'un billet au guichet, avant d'en acquérir un in extremis auprès d'une personne qui en prenait à une borne.

Vers 18h, la situation est revenue à la normale à Bercy, les derniers trains de la journée étant indiqués à l'heure et la foule se réduisant. «La très grande majorité des 1,7 million de voyageurs transportés ce week-end n'ont connu aucune difficulté sur leur trajet», a minimisé la SNCF, en reconnaissant toutefois un «pic de fréquentation historique». 

Le groupe se défend de tout manque de préparation

Le groupe s'est défendu de tout manque de préparation, disant avoir prévu dès la matinée la mise en service de trains réservés à un usage interne, pour une capacité de 2 500 voyageurs supplémentaires. Interrogé auparavant par l'AFP, un porte-parole de la SNCF avait assuré qu'il n'y avait pas de «désorganisation» : «La situation d'aujourd'hui avait été prévue et anticipée comme chaque année», assurait-il. 

Alors que plusieurs voyageurs dénonçaient des conséquences de la surréservation, soit le fait de vendre un nombre de places supérieur à celles qui sont disponibles, la SNCF s'est défendue d'y avoir eu recours de façon excessive. Le porte-parole a répondu que le groupe ferroviaire ne vendait pas en réservation plus de places assises que le nombre existant. Il a néanmoins reconnu des difficultés à gérer la montée dans les trains où la réservation n'est pas obligatoire, comme les TER ou Intercités, par contraste avec les TGV.

L'entreprise publique a fait l'objet cette année de plusieurs polémiques sur des dysfonctionnements, en particulier deux pannes géantes à la gare Montparnasse.

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