600 millions d'aide : les «mesures annoncées ne sont pas suffisantes» pour la FDSEA

Manuel Valls (D) et Stéphane Le Foll (G) à l'issue du Conseil des ministres.© Capture d'écran - elysée.fr
Manuel Valls (D) et Stéphane Le Foll (G) à l'issue du Conseil des ministres.

La FDSEA doit décider «d'ici une heure ou deux» de la levée ou non des barrages. Le syndicat a déjà estimé que le plan d'urgence ne convenait pas aux besoins des éleveurs.

Le Président de la République François Hollande avait annoncé qu'un plan d'urgence pour venir en aide aux éleveurs serait présenté en Conseil des ministres, mercredi 22 juillet. Un programme en 24 mesures a bel et bien été annoncé, à l'issue du Conseil.

L'information principale : 600 millions d'euros ont été débloqués pour la mise en place de ce plan d'urgence. 100 millions d'annulation de charges et de cotisations et 500 millions de reports de charges.

Première réaction des éleveurs : le principal syndicat du monde agricole, la FDSEA, a estimé que les «mesures annoncées ne sont pas suffisantes». Le président de la FDSEA Calvados, Jean-Yves Heurtin, a néanmoins annoncé que les manifestants décideront «d'ici une heure ou deux» s'ils lèvent les barrages.

Dans ces 600 millions, 50 millions seront dédiés au Fonds d'Allègement des Charges (FAC) pour aider à la restructuration de la dette des éleveurs. Le FAC représentait jusqu'ici 8 millions d'euros.

Parmi les autres mesures sont concernés le MSA (la sécurité sociale agricole), un report d'échéance de paiement de l'impôt sur le revenu, un remboursement anticipé de TVA, une exonération de taxes foncières ou encore un fonds d'allégement des charges. A noter aussi des réformes structurelles, portant notamment sur la promotion de la viande française à l'export, le renforcement des contrôles sur l'étiquetage de l'origine des viandes et la diversification des revenus des éleveurs.

Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll se sont exprimés tour à tour depuis le perron de l'Elysée.

Le chef du gouvernement a appelé les industriels de la viande à «faire des efforts pour améliorer la situation des éleveurs», faisant ainsi écho à l'appel du 18 juillet de François Hollande. «Pas de course effrénée au prix bas, pas de captation de valeur au détriment des autres, l'équilibre et une juste rémunération de chacun, c'est dans l'intérêt de tous», a-t-il ajouté.

Manuel Valls a affirmé le soutien de l'exécutif aux éleveurs : «le gouvernement est au côté du monde paysan et met tout en oeuvre pour redonner au éleveurs les perspectives qu'ils méritent».

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