Hitler et le nazisme, l'argument ultime de nos Politiques...quand ils n'ont plus rien à dire !

Les politiques français à court d'arguments évoquent souvent Hitler et le nazisme Source: Reuters
Les politiques français à court d'arguments évoquent souvent Hitler et le nazisme

Les protestants comparés aux nazis ! Un glissement sémantique assez osé, signé Marion Maréchal-Le Pen. Ainsi, en France, les Politiques aiment bien parler d'Hitler...mais les Américains encore plus.

Cette manière de mettre les «nazis» et «Hilter» à toutes les sauces porte un nom: il s'agit de la loi Godwin. «Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s'approche de 1», affirma ainsi dans les années 90 le chercheur éponyme américain, Mike Godwin.

Une tendance qui tend également à se vérifier dans les joutes politiques, en France comme à l'étranger. Le schéma est bien souvent le même: lors d'une discussion animée -sur n'importe quel sujet- le Politique, qui ne trouve plus d'arguments à opposer, abat sa carte ultime: la comparaison avec le Führer et ses sbires. 

Des points Godwin...à la pelle !

Dernier homme politique en date à avoir utilisé le procédé et marqué un malheureux «point Godwin», le Polonais Janusz Korwin-Mikke. Au beau milieu du Parlement européen, ce dernier mima le salut hiltlérien pour s'opposer...au ticket de train unique en Europe !

En savoir plus: Un député polonais fait un salut nazi, scandale au Parlement européen

Autre saillie très godwinienne, celle du député socialiste Serge Letchimy en 2012. En séance de questions à l'Assemblée, le Martiniquais s'adresse à Claude Guéant, alors ministre de l'Intérieur, pour l'accuser de porter «une idéologie qui a donné naissance aux camps de concentration»

Dans la liste des Politiques français qui resteront dans l'histoire pas très glorieuse des dérapages à la mode Hitler, on peut noter celui de Pierre Moscovici en 2010. Invité d'une émission de radio, ce dernier compara la politique menée par le gouvernement Sarkozy à l'égard des Roms avec celle de Vichy. Oups.

Mais à Droite aussi, on a le sens de la litote. Ainsi, Christine Albanel, ministre de la Culture n'hésite pas pour défendre sa loi Hadopi, sur la protection des oeuvres sur internet, à convoquer...la Gestapo: «Je suis accablée par toutes les caricatures sur tous les bancs et par l’obstination qui consiste à présenter l’Hadopi comme une sorte d’antenne de la Gestapo. C’est particulièrement ridicule.» C'était en 2009.

Et lorsqu'il s'agit d'interroger le débat sur l'identité nationale, intitiée par Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi monte au front et sort son argument bazooka. «Si, à la veille du second conflit mondial, le peuple allemand avait entrepris de s’interroger sur ce qui fonde l’identité allemande (...), alors peut-être aurions-nous évité l’atroce et douloureux naufrage de la civilisation européenne» dit-il. 

Si les Français semblent faire un usage généreux de l'Histoire allemande, ils ne sont pas les seuls, loin de là.

Les élus américains voient Hitler partout

Selon le site Slate, depuis 1996, le nom d' «Hitler» a été cité 57 fois lors de débats politiques à l'Assemblée ou au Sénat. Une paille comparée aux Américains. En effet, sur la même période, les élus du Congrès ont, eux, invoqué la mémoire du leader nazi à près de 1800 reprises a calculé le Daily Dot ! En fait, outre-Atlantique on adore parler d'Hitler, tout en se plaignant que les Européens fassent de même. En 2002, un député de Floride avait pris la parole au Congrès pour s'indigner avec véhémence des propos de la ministre allemande de la Justice qui avait comparé les méthodes de Georges Bush à celles des nazis. Mais avec le nom d'Hitler cité en moyenne 7,7 fois par mois, les politiques Américains demeurent, et de loin, les grands champions du point Godwin !

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