«Je veux faire tomber la politique de Macron» : Mélenchon, opposant numéro un ?

«Je veux faire tomber la politique de Macron» : Mélenchon, opposant numéro un ?
Jean-Luc Mélenchon à Marseille le 25 août 2017, illustration ©BERTRAND LANGLOIS / AFP

A un peu plus de deux semaines de la grande manifestation du 23 septembre contre le «coup d'Etat social», appelée de ses vœux, Jean-Luc Mélenchon continue de consolider son statut de principal recours aux réformes d'Emmanuel Macron.

Jean-Luc Mélenchon continue de soigner son positionnement d'opposant numéro un à Emmanuel Macron et à la politique du gouvernement d'Edouard Philippe. «Je veux faire tomber la politique de Macron», a ainsi fait savoir le leader de la France insoumise sur le plateau de BFMTV ce 5 septembre 2017.

Reprenant le registre du «grand soir», Jean-Luc Mélenchon s'est dit prêt à se battre pour «empêcher Macron d'aller jusqu'au bout». «S'il veut s'en aller, c'est son affaire, mais faire tomber sa politique, ça c'est clair», a-t-il encore martelé, filant le registre du «déferlement» du peuple, annoncé à Marseille à la fin du mois d'août.

Le Front national : «Des gens qui servent à rien»

Afin de consolider sa position d'opposant numéro un à Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon s'est livré à une distribution de piques à l'encontre des autres partis politiques, à commencer par Les Républicains. «La droite, c'est la droite... Une bonne partie s'est abstenue au moment du vote sur la confiance au gouvernement», a-t-il souligné. Et d'ajouter : «Vous ne pouvez pas à la fois vous abstenir et être opposant.»

Quant à l'effacement du Front national, qui a prévu une rentrée politique tardive, le chef des Insoumis lui reproche son inactivité à l'Assemblée. «C'est des gens qui ne servent à rien», a-t-il asséné. Conclusion logique si l'on en croit le tribun : seule la France insoumise incarnerait une véritable opposition. 

Pour autant, face à Jean-Jacques Bourdin, Jean-Luc Mélenchon s'est efforcé de ne pas se montrer trop clivant, si ce n'est vis-à-vis des partis politiques et des syndicats, du moins avec leurs électeurs. Ecartant toute idée de récupération, Jean-Luc Mélenchon a rappelé que la manifestation du 23 septembre était ouverte à tous, et pas seulement réservée aux sympathisants de son parti. «Tout le monde est bienvenu [...] il n'y a pas de compétition», a-t-il assuré, faisant référence à la journée d'action prévue par la CGT contre la réforme du Code du travail le 12 septembre, 11 jours plus tôt.

Même Benoît Hamon, candidat malheureux à la présidentielle et qui a quitté le Parti socialiste pour fonder son propre mouvement, a été convié. «Ce n'est pas la manifestation de Jean-Luc Mélenchon, c'est la manifestation de tout le monde», a-t-il assuré, en parlant de lui à la troisième personne.

«C'est la manifestation de tous ceux qui veulent, je veux qu'on déferle», a-t-il ajouté, reprenant la même expression qu'au mois d'août dernier quand il appelait au «coup d'Etat social». Le tribun passé par le Parti socialiste est certainement un expert du champ lexical de la lutte sociale et ouvrière. «Nous sommes des solidaristes et des collectivistes», a-t-il ainsi assuré. Jean-Luc Mélenchon, dernier recours contre Emmanuel Macron ?

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