Au Tchad, le ministre français des Armées en opération séduction auprès des militaires

- Avec AFP

Au Tchad, le ministre français des Armées en opération séduction auprès des militaires© Philippe Wojazer Source: Reuters
Florence Parly
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Dans sa tournée au Tchad, le ministre français des Armées, Florence Parly, a assuré les militaires français engagés dans l'opération anti-djihadiste Barkhane qu'ils auraient «les moyens nécessaires à l'exécution» de leur mission.

«Vous pouvez compter sur ma détermination pour que vous disposiez des moyens nécessaires à l'exécution de votre mission», a déclaré le ministre français des Armées, Florence Parly, devant le commandant de l'opération Barkhane, à N'Djamena, pour lutter contre les djihadistes.

«C'est mon combat, il est moins risqué que le vôtre, bien sûr, mais je veux vous le dire, car vous avez sans doute eu écho de récents débats parisiens», a-t-elle ajouté.

Le chef d'Etat-major de l'armée française Pierre de Villiers a démissionné de ses fonctions après s'être insurgé, à huis clos devant la commission de la Défense de l'Assemblée, contre les économies de 850 millions d'euros demandées à la Défense en 2017. 

Le 13 juillet, le président français Emmanuel Macron l'avait sévèrement recadré devant toute la hiérarchie militaire, jugeant qu'il n'était «pas digne d'étaler certains débats sur la place publique».

Florence Parly s'entretiendra le 31 juillet avec le président tchadien Idriss Déby Itno, puis avec le chef de l'Etat nigérian, Mahamadou Issoufou, et enfin avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, selon un communiqué du ministère. Le ministre effectuera une partie de ce déplacement en compagnie de son homologue allemand, Ursula von der Leyen.

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4 000 hommes engagés dans l'opération anti-djihadiste Barkhane, a poussé à la création d'une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel : Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso. 

Cette force, qui devrait compter 5 000 hommes, nécessite un financement de 423 millions d'euros, loin d'être atteint. Les Etats-Unis notamment se sont montrés très réticents à l'idée d'y participer.

Florence Parly «réaffirmera le soutien de la France à la montée en puissance de la force conjointe du G5 Sahel», une force «appelée à jouer un rôle essentiel pour combattre le terrorisme et les trafics qui contribuent à l'instabilité de la région».

«Dans les entretiens communs qu'elles auront avec leurs hôtes, au Niger et au Mali, la ministre des Armées et son homologue allemande auront par ailleurs l'occasion de marquer leur appui en équipement et en formation à la force du G5, ainsi que leurs efforts actifs pour mobiliser les partenaires européens et internationaux en soutien de son action», a souligné le ministère.

Lire aussi : Au Mali, Emmanuel Macron appelle à relancer le processus de paix

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