Attentat manqué des Champs-Elysées : Emmanuel Macron pointe des dysfonctionnements

- Avec AFP

Attentat manqué des Champs-Elysées : Emmanuel Macron pointe des dysfonctionnements Source: Reuters

Voyant un dysfonctionnement dans la manière avec laquelle l'auteur de l'attentat raté des Champs-Elysées avait été suivi, Macron se déclare pour le croisement des fichiers S et des permis de port d'arme.

Le 22 juin, lors d'une conférence de presse à Bruxelles dans le cadre du sommet européen, Emmanuel Macron a choisi d'évoquer l'attentat manqué des Champs-Elysées du 19 juin. Il a souligné que cet incident avait mis en lumière des dysfonctionnements organisationnels et logistiques.

«J'ai demandé ce matin [le 22 juin] en Conseil de défense au ministre de l'Intérieur de proposer sous huit jours un plan d'action très précis», a-t-il annoncé.

«Le fichier S, géré par les services de renseignement, n'a pas vocation jusqu'à aujourd'hui à être partagé avec d'autres services de l'Etat et donc, sauf cas très particulier, à être partagé par les préfectures qui octroient ces permis d'armes. Cette situation n'est pas satisfaisante et ne nous permet pas de lutter efficacement contre le terrorisme», a estimé le président.

«Dès hier après-midi, un télégramme a été adressé par le ministre de l'Intérieur à l'ensemble des préfets, qui leur a demandé de revoir l'intégralité des fichiers de détenteurs d'armes pour pouvoir opérer ces croisements», a-t-il détaillé, en soulignant que de telles procédures nécessiteraient des modifications de la loi.

«J'ai demandé aussi que toutes les évolutions législatives nécessaires pour aller au bout de tels recoupements puissent être apportées par voie d'amendement au projet de loi présenté ce matin [22 juin] en Conseil des ministres. Cela impose aussi, au niveau européen, d’améliorer l'échange d'informations. Je souhaite que les croisements de fichiers au niveau européen soient plus efficaces», a-t-il poursuivi. 

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avait déjà demandé une «nouvelle évaluation» des personnes fichées pour radicalisation susceptibles de détenir légalement une arme, alors qu'Adam Djaziri, mort le 19 juin dans son attentat manqué des Champs-Élysées, en possédait légalement plusieurs.

«En l'état actuel du droit, l'autorisation de détention d'armes ne peut pas être retirée de manière systématique à une personne qui fait l'objet d'un suivi», avait observé Gérard Collomb.

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