Après François Fillon, Richard Ferrand dans le collimateur du Canard enchaîné ?

Après François Fillon, Richard Ferrand dans le collimateur du Canard enchaîné ?
Richard Ferrand, ex-directeur de campagne d'Emmanuel Macron et ministre de la Cohésion des territoires, le 18 mai 2017, photo ©CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Alors que François Bayrou travaille à son grand projet de loi pour la moralisation de la vie publique, l'affaire tombe mal. Un montage immobilier lucratif remontant à 2011 entre le fidèle d'Emmanuel Macron et son épouse pourrait bien faire tache.

L'affaire pourrait être embarrassante non seulement pour François Bayrou, porteur d'une loi sur la moralisation de la vie politique, mais aussi pour Emmanuel Macron. Après avoir causé la perte de François Fillon, Le Canard enchaîné s'intéresse dans son édition du 24 mai à Richard Ferrand, nommé le 17 mai dernier ministre de la Cohésion des territoires, un fidèle de la première heure – 2016 en réalité – d'Emmanuel Macron.

Selon l'hebdomadaire satirique, alors qu'il était directeur général des Mutuelles de Bretagne en 2011, Richard Ferrand se serait livré à un tour de passe-passe au bénéfice de son épouse, Sandrine Doucen. Le conseil d'administration de la mutuelle aurait alors consenti à louer des bureaux dont la compagne de Richard Ferrand était propriétaire pour un loyer de 42 000 euros par an. Une somme, bien entendu, qui serait ensuite déboursée par les Mutuelles de Bretagne.

Sollicité par Le Canard enchaîné, Richard Ferrand a reconnu les faits mais s'est défendu de toute malversation ou trafic d'intérêt. «C'était la proposition la moins chère», a-t-il fait valoir, «le prix était conforme au marché, et rien n'a été caché. Tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne».

Pourtant, ajoute Le Canard, la société civile immobilière, dénommée Saca, destinée à percevoir les loyers, n'aurait été créée qu'après que le conseil d’administration eut voté – à l'unanimité – l'attribution du marché locatif à Sandrine Doucen. L'hebdomadaire précise que, selon lui, le nom de l'épouse de Richard Ferrand ne figurait pas dans le procès verbal de la mutuelle bretonne. Sans doute parce que «tout le monde» – en l'espèce les seuls membres du conseil d'administration dirigé par Richard Ferrand – le savait.

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