Dupont-Aignan dévoile en direct des SMS du patron du Figaro qui lui a demandé de se retirer

- Avec AFP

Dupont-Aignan dévoile en direct des SMS du patron du Figaro qui lui a demandé de se retirer© Lionel Bonaventure Source: Reuters

Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France, a affirmé que Serge Dassault, soutien de François Fillon, lui avait demandé de se retirer de la présidentielle, en échange d'une levée de «censure» dans le quotidien Le Figaro qu'il possède.

«J'ai parlé de pressions insupportables pour m'inciter à renoncer à ma candidature parce que je devrais renoncer à mes convictions [...] Est-ce que je peux vous lire ce que m'a envoyé un grand patron de presse français industriel au service d'un candidat ?», a lancé le député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, lors de l'émission Quinze minutes pour convaincre sur France 2.

Interrogé par l'AFP, Nicolas Dupont-Aignan a accusé Serge Dassault d'être l'auteur de ces SMS.

Et il les a lus sur France 2 : «Le boycott de mon journal n'est que la conséquence de ton attitude contre Fillon et ce n'est pas en restant dans ton coin que tu y arriveras mais en étant dans une équipe gouvernementale», a-t-il commencé à citer, commentant : «Je me plaignais du boycott de son journal».

«Il vaut mieux manger une soupe que du pain rassis», a-t-il poursuivi.

Nicolas Dupont-Aignan a également précisé qu'il était «scandalisé». «J'en ai assez de cette démocratie d'opérette !», a conclu le candidat.

Le maire de Yerres avait auparavant critiqué les médias «détenus par des puissances d'argent, les inégalités de temps de parole», lui qui avait quitté le plateau de TF1 en mars pour dénoncer sa non-invitation lors d'un débat à cinq candidats.

«Est-ce que vous croyez que Macron aurait eu toutes ces couvertures de magazine pendant des mois s'il ne servait pas des intérêts ? Tous les Français ont compris qu'il y avait un candidat chouchou !», a-t-il encore accusé.

Le 18 avril sur France Info, Nicolas Dupont-Aignan avait déjà cité la phrase sur la soupe et le pain rassis.

«C'est aimable pour un élu de la République ! J'ai rompu avec ces gens-là il y a dix ans», avait-il déclaré, faisant référence à son départ de l'UMP début 2007.

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