Emmanuel Macron reconnaît avoir sous-évalué son patrimoine

Emmanuel Macron reconnaît avoir sous-évalué son patrimoine© Regis Duvignau Source: Reuters

L'ancien banquier a donné une interview au journal La Croix dans laquelle il livre des éléments sur son patrimoine, sous-évalué, «comme cela arrive à des milliers de Français». Il s'arrête en outre sur le financement de sa campagne.

Lors d'un entretien accordé au journal La Croix dans lequel il avance ses propositions pour la moralisation de la vie publique, Emmanuel Macron livre des informations sur le financement de sa campagne électorale ainsi que sur son patrimoine.

Assujetti à l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), le candidat d'En Marche ! s'explique sur la sous-évaluation de son patrimoine. Il affirme avoir fait évaluer sa résidence secondaire par un expert indépendant lors du contrôle de ses biens, passage obligé pour tout ministre. Or l’administration fiscale a contesté cette évaluation, «comme cela arrive à des milliers de Français», se justifie-t-il.

Il dit alors avoir régularisé rétroactivement son ISF à hauteur de 6 000 euros pour les trois exercices dus. «Sans discuter», précise t-il, ajoutant ne pas avoir voulu entrer dans un débat contradictoire avec l’administration fiscale.

«Je ne gagnais plus assez pour payer mes impôts»

Son patrimoine financier interpelle également le journal La Croix. L'ancien banquier d'affaires ne déclare en effet que 200 000 euros, alors qu'il touchait 400 000 euros de salaire annuel ainsi qu'un bonus de 2,8 millions d'euros lorsqu'il travaillait à la banque Rothschild.

«J’avais le statut d’indépendant», répond Emmanuel Macron, qui explique qu'il devait en retirer «cotisations sociales patronales, salariales, puis l’impôt sur le revenu». En rejoignant François Hollande à l'Elysée, l'ancien banquier a vu sa rémunération divisée par 15. «Au point que je ne gagnais plus assez pour payer mes impôts», se morfond-il.

Une levée de fonds organisée par la banque Rothschild ?

Enfin, le candidat d'En Marche ! donne un éclairage sur le financement de sa campagne électorale, uniquement via des dons privés assure-t-il : «Nous avons refusé tout don d’entreprise». Il met en avant 30 000 donateurs, dont seuls 2% avec des dons supérieurs à 5 000 euros. S'il dit respecter «rigoureusement» la loi et être atterré par «les insinuations de certains», il refuse en revanche de donner les noms de ses donateurs, opposant le secret fiscal.

Selon Valeurs Actuelles, l'ex-employé de la banque Rothschild aurait reçu un coup de pouce de la part de son ancien employeur. L'hebdomadaire a déniché un texto envoyé il y a quelques mois par la direction de Rothschild à un listing très sélect de banquiers d’affaires de la place parisienne pour l'organisation d'un «cocktail dînatoire de levée de fonds» pour Emmanuel Macron. La direction y assurait que cela serait l’occasion de «discuter avec lui de façon informelle», mais demandait une «très grande discrétion autour de cet événement».

Pour être «en concurrence réaliste avec [ses] opposants à la présidentielle», l'ancien locataire de Bercy prétend être en train de finaliser un emprunt bancaire de 8 millions d'euros.

Lire aussi : Le journal Le Monde dément faire campagne pour Emmanuel Macron

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