Six employés de la Croix-Rouge tués en Afghanistan : Daesh suspecté

- Avec AFP

Six employés de la Croix-Rouge tués en Afghanistan : Daesh suspecté © Ahmad Masood Source: Reuters
Des Afghans dans un centre de la Croix Rouge en Afghanistan

La Croix-Rouge a annoncé que six de ses membres avaient été tués en Afghanistan, et que deux de ses employés étaient toujours portés disparus. L'attaque n'a pas été revendiquée, mais Daesh est suspecté.

Des assaillants ont abattus six employés de la Croix-Rouge dans la province de Jowzjan, située dans le nord de l'Afghanistan. «Nous sommes choqués et désespérés» a indiqué un porte-parole du Comité international de la Croix rouge.

Les humanitaires faisaient parti d'un convoi transportant du matériel dans des zones touchées par des avalanches, a affirmé Lotfullah Azizi, gouverneur de la province, à Reuters. 

L'attaque n'a pas été revendiquée, mais l'Etat islamique pourrait être à l'origine de cette tuerie. 

«Daesh est très actif dans cette zone», a indiqué Loftullah Azizi, précisant que le groupe terroriste avait fait peu d'incursions en Afghanistan mais perpétraient des attaques de plus en plus meurtrières.

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Le chef de la police de Jowzjan, Rahmatullah Turkistani a affirmé à l'AFP que des membres du groupe djihadiste Etat islamique, implanté essentiellement en Irak et en Syrie, avaient tué les membres du CICR.

«Nous avons à plusieurs reprises avertis [la Croix-Rouge] de ne pas se rendre dans des régions aussi dangereuses sous le contrôle de Daech», a-t-il affirmé. Il a aussi indiqué que les corps des six employés du CICR avaient été transportés à l'hôpital.

Plusieurs corps portaient des traces de balles et certaines des victimes avaient été abattues à bout portant de plusieurs balles à la tête et à la poitrine, a indiqué à l'AFP le directeur de l'hôpital, Fraidoon Habib.

Ces meurtres interviennent quelques semaines après la libération d'un employé espagnol du CICR, qui avait été enlevé le 19 décembre, pendant qu'il se déplaçait avec une équipe de l'organisation caritative entre Mazar-e-Sharif et la province voisine de Kunduz, fief taliban.

Il avait été relâché mi-janvier, mais ni le CICR ni les responsables locaux n'ont précisé comment il avait été libéré ni qui est soupçonné d'être responsable de l'enlèvement.

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