La Polynésie française «en état de calamité naturelle» (PHOTOS)

- Avec AFP

La Polynésie française «en état de calamité naturelle» (PHOTOS)© @pierrelaffargue

Le gouvernement de la Polynésie française a placé cette collectivité d'Outre-mer «en état de calamité naturelle», après les fortes intempéries à Tahiti et Moorea ce week-end, a-t-il annoncé, dans un communiqué.

Des centaines de maisons ont été inondées, plusieurs ponts détruits ou endommagés et de nombreuses routes rendues impraticables par les violentes pluies qui sont tombées sur les îles les plus habitées de Polynésie française, a indiqué le haut-commissariat de la Polynésie française.

Selon Météo-France, ces intempéries devraient perdurer pendant les deux nuits à venir. Les sols étant gorgés d'eau, de nouveaux éboulements et de nouvelles crues sont à craindre.

Un éboulement a fait un blessé grave. Malgré ces crues soudaines qui ont réveillé les Tahitiens dans la nuit du 21 au 22 janvier, aucun décès n'est à déplorer.

Secouristes et pompiers ont évacué par tyrolienne 32 personnes, dont une à mobilité réduite, dans un quartier de Mahina, au nord de Tahiti. Soixante-dix militaires portaient encore secours aux populations dans la soirée du 22 janvier.

Six mille foyers étaient privés d'électricité le 22 janvier. Selon EDT (Electricité de Tahiti), il restait encore 455 maisons à réalimenter. Plusieurs dizaines de familles ont été relogées en urgence.

L'aéroport a été fermé dans la matinée du 22 janvier pour «au moins 24 heures» selon le haut-commissaire René Bidal. Un avion Air France, qui devait se poser à Tahiti, a dû rejoindre Rarotonga, aux Iles Cook. La collectivité a ouvert une cellule de crise.

Tous les établissements scolaires du premier et du second degré seront fermés le 23 janvier à Tahiti et Moorea. L'Université de la Polynésie française, située sur les hauteurs et donc moins affectée par les crues, sera en revanche ouverte, a annoncé à l'AFP son président Eric Conte.

Certains maires ont pris des arrêtés d'interdiction de baignade, car des surfeurs ont voulu profiter de la forte houle. D'autres sportifs ont sorti leur pirogue pour se déplacer dans les rues inondées.

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