«Mine d'or pour le renseignement» : l’application «cryptée» WhatsApp permettrait la surveillance

«Mine d'or pour le renseignement» : l’application «cryptée» WhatsApp permettrait la surveillance© Jaap Arriens Source: www.globallookpress.com
L'application de messagerie cryptée WhatsApp, détenue par Facebook, ne serait pas si sécurisée que ça

Alors que l’application de messagerie sécurisée appartenant au groupe Facebook promet à ses utilisateurs que leurs messages, chiffrés de bout en bout, resteront secrets, une fonctionnalité permettrait en réalité d’intercepter leurs conversations.

Dans un article du 13 janvier publié par le journal britannique The Guardian, un chercheur de l'université de Californie, Tobias Boelter, assure que l’application de messagerie cryptée WhatsApp serait en mesure d’accéder aux conversations de ses utilisateurs, grâce à une «porte dérobée», backdoor pour les nerds, dans le système.

Selon le chercheur, lorsqu’un utilisateur est hors-ligne, WhatsApp pourrait «ré-encrypter des messages avec une nouvelle clé de chiffrement [permettant l’interception du message par des tiers] et les envoyer à nouveau au destinataire, à condition qu'ils n'aient pas été marqués comme lus». Le destinataire des messages ne serait «pas mis au courant du changement de chiffrement» et son émetteur, lui, ne serait prévenu que s’il a activé une option de sécurité dans ses paramètres, désactivée par défaut.

Quid du fait que les propriétaires de l’application promettent aux utilisateurs que leurs messages, protégés par le chiffrement, ne peuvent par être interceptés ?

Interrogée par le quotidien, Kirstie Ball, co-directrice du Centre pour la recherche sur les données, la surveillance et la vie privée, de l'université britannique Open University Business School, estime que cette fonctionnalité de l’application serait une «mine d’or pour les agences de renseignement».

«Si une agence gouvernementale demande à WhatsApp de lui montrer les archives des messages, il peut effectivement le faire», indique de son côté Tobias Boelter.

Ce dernier a ajouté avoir mis au courant le propriétaire de l’application, Facebook, de l'existence de cette fameuse «porte dérobée». Le célèbre réseau social aurait répondu qu’il s’agissait d’un problème «attendu» dont elle était «déjà au courant» et que le groupe n’envisageait pas d’y porter une attention particulière.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»