Le «Système», c'est le «déni du peuple» : Marine Le Pen entre en campagne

Le «Système», c'est le «déni du peuple» : Marine Le Pen entre en campagne
Marine Le Pen sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, le 3 janvier 2017, capture d'écran ©BFMTV/RMC

Après un an de retrait, Marine Le Pen a donné le coup d'envoi de sa campagne sur BFMTV. Entrant dans la bataille des mots, parlant de souveraineté et dénonçant une «oligarchie», la candidate se présente comme la représentante du «peuple».

Comme prévu, après un an de diète médiatique, Marine Le Pen a fait son retour dans l'arène politique, avec en ligne de mire l'élection présidentielle de 2017. Et d'emblée elle a utilisé des marqueurs lexicaux décriés par ses adversaires comme «populistes». Marine Le Pen a ainsi défendu le slogan de sa campagne «Au nom du peuple» déclarant : «C'est une profession de foi, c'est un retour aux racines de la démocratie.»

«La réalité, c'est que le peuple est souverain et qu'il faut donc lui rendre le pouvoir», a martelé la candidate face à Jean-Jacques Bourdin, avant d'ajouter : «Encore faut-il ne pas l'avoir transféré à une structure supranationale du type de l'Union européenne.»

«Allez vous faire ce que vous dénoncez, entrer dans le "Système", vivre de la politique ?», coupe alors le présentateur. Et la candidate du Front National de donner sa définition du «Système» : «Le Système c'est quoi ? Le Système c'est une forme d'oligarchie qui se moque du peuple qui ne s'intéresse pas à lui et qui même gouverne et dirige contre lui contre son avis, c'est ca le système, c'est celui qui est dans le déni du peuple. A partir du  moment où on redonne la parole au peuple français on ne peut pas être dans le système».

Suppression des régions, diminution du nombre d'élus

Lors de l'interview qui a marqué le coup d'envoi de sa campagne, la candidate a ensuite déroulé un certain nombre de propositions s'inscrivant dans la suite logique de son credo souverainiste.

Marine Le Pen a ainsi proposé de simplifier le mille-feuilles administratif dénonçant une «explosion des coûts, une dilution des responsabilités et un enchevêtrement des compétences» et proposant de supprimer les régions pour organiser la France «selon trois strates : les communes, les départements et la nation». «Je vais "shunter" l'Union européenne» a-t-elle promis. «Ca va faire baisser les impôts locaux». En contrepartie, la candidate frontiste préconise de revaloriser le salaire les maires, «particulièrement mal payés d'un travail considérable qu'ils font».

Souveraineté économique et monétaire

La suppression de ces strates permettrait selon elle «d'économiser le nombre d'élus» et leur coût pour les contribuables. Dans la même veine Marine Le Pen propose également de diminuer à 300 le nombre de députés qui seraient désormais élus à la proportionnelle et à 200 celui des sénateurs, contre respectivement 577 et 348 aujourd'hui.

La candidate à la présidentielle a par ailleurs rappelé son intention d'organiser un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne, afin de retrouver la «souveraineté monétaire et économique». «Je veux une monnaie nationale afin d'adapter la monnaie à l'économie», a-t-elle déclaré, souhaitant reléguer l'euro au rang de monnaie commune. «Je veux voir revenir en France la souveraineté des Français», a-t-elle conclu.

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