Tremblay-en-France : renvoi du procès du restaurateur soupçonné d'islamophobie

- Avec AFP

Tremblay-en-France : renvoi du procès du restaurateur soupçonné d'islamophobie© Capture d'écran Twitter
Le restaurateur pris à partie après l'incident

Le tribunal correctionnel de Bobigny a renvoyé au 16 février le procès pour «discrimination» d'un restaurateur de Seine-Saint-Denis, filmé fin août en train de demander à deux clientes voilées de sortir de son établissement.

La défense du restaurateur accusé d'avoir discriminé deux femmes musulmanes avait formulé une demande de renvoi, estimant ne pas avoir reçu dans un délai suffisant tous les éléments du dossier, notamment les écritures des parties civiles.

«La justice se grandit parce qu'elle respecte le contradictoire», a plaidé maître Joseph Cohen-Sabban, soutenant que l'affaire n'était ni «simple» ni «facile». 

Le tribunal a entendu les arguments de la défense, contre l'avis du ministère public et renvoyé le procès au 16 février, en prévoyant «au moins deux heures» de débats.

Absent à l'audience du 24 novembre, le patron du restaurant Le Cénacle, à Tremblay-en-France, doit comparaître pour «discrimination dans la fourniture d'un service en raison de l'appartenance à une religion dans un lieu accueillant du public».

La diffusion d'une vidéo le montrant en train de dire à deux jeunes femmes voilées de partir avait suscité un tollé, en pleine polémique sur les arrêtés d'interdiction du burkini sur les plages de certaines municipalités françaises.

A l'une des clientes qui avait lancé : «On ne veut pas être servies par des racistes, Monsieur !», le patron en tablier blanc avait répondu : «Les racistes mettent pas des bombes et ne tuent pas des gens, les racistes comme moi !». 

«Parce qu'on a mis des bombes, Monsieur ?», avait rétorqué la femme. «Madame, les terroristes sont musulmans et tous les musulmans sont terroristes. [...] Des gens comme vous, j'en veux pas chez moi. [...] Maintenant, vous le savez, alors partez !».

Une des jeunes femmes a porté plainte et s'est constituée partie civile, ainsi que le Collectif contre l'islamophobie en France.

Lire aussi : «L’islam est une religion française» défend Marwan Muhammad, directeur du CCIF

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