Rodilhan : des gendarmes font usage de gaz lacrymogènes contre des manifestants anticorrida (IMAGES)

- Avec AFP

© Capture d'écran du compte @CRAC_Europe

Des gendarmes mobiles ont fait usage de gaz lacrymogènes contre des dizaines de manifestants anticorrida, furieux d'être maintenus à l'extérieur de Rodilhan (Gard) par un important dispositif de sécurité.

La petite localité gardoise, devenue symbole de la lutte entre pro et anti corrida depuis les violences commises en 2011 par des aficionados sur des militants du Crac (Association française anticorrida), semblait en était de siège dans la matinée du 16 octobre. Chacune de ses entrées était barrée par des dizaines de gendarmes en tenue anti-émeute et par de hautes barrières de sécurité à quelques heures d'une «grande fiesta campera» (taurine) que le Crac a promis de perturber. 

Dans la matinée du 16 octobre déjà, à chaque point d'entrée dans la ville, les piétons, les cyclistes, les voitures et leurs occupants étaient systématiquement fouillés, en particulier les véhicules et militants du Crac, mais aussi de la presse. Les gendarmes semblaient rechercher plus particulièrement des fumigènes, souvent utilisés par les activistes anticorrida, mais aussi des banderoles et du matériel vidéo.

Au point d'entrée principal, le maire sans étiquette Serge Reder, condamné au printemps pour sa participation aux violences de 2011 contre des militants du Crac, était aux côtés des forces de l'ordre. 

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Vers 11h30, les gendarmes ont dû recourir à l'usage de gaz lacrymogènes pour contenir les manifestants.

Il faut dire qu'une corrida doit avoir lieu le jour même à Rodilhan à 15h. C'est à cette occasion que le Crac voulait protester contre «la barbarie des arènes».

Le 8 octobre 2011, des dizaines d'activistes anticorrida s'étaient enchaînés au centre des petites arènes de la ville, déclenchant des fumigènes rouge sang, avant de scander, le poing levé, «Abolition !» ou «La torture n'est pas notre culture». Ils avaient été frappés alors qu'ils étaient au sol, entravés, et avaient été évacués avec brutalité par des aficionados venus assister à la finale de «Graine de Toreros». 

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Des peines allant jusqu'à six mois de prison ferme avaient été prononcées le 14 avril 2016 par le tribunal correctionnel de Nîmes contre 17 aficionados, dont le maire Serge Reder, condamné à 1 500 euros d'amende. Serge Reder est l'une des deux personnes condamnées en première instance à avoir fait appel. 

Jean-Pierre Garrigues, président du Crac, avait lui été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende pour avoir organisé une manifestation non autorisée.

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