Grande-Synthe : trois policiers agressés dans un camp de réfugiés

Le camp de réfugiés près de Grande-Synthe.© DENIS CHARLET Source: AFP
Le camp de réfugiés près de Grande-Synthe.

Trois membres des forces de l'ordre ont été blessés par des migrants lors d'une intervention liée à la lutte contre les réseaux de passeurs dans le camp de La Linière, dans le Nord. L'un des policiers a été sérieusement touché au crâne.

Le coup de filet dans le camp de réfugiés de La Linière, près de la commune de Grande-Synthe (Nord), ne s'est pas tout à fait passé comme prévu : au cours d'une «opération de police judiciaire visant à lutter contre les filières de passeurs», rapporte mardi 13 septembre le quotidien La Voix du Nord, des agents de police ont été pris à partie par un groupe de migrants.

Afin de rétablir l'ordre, la police des frontières, les CRS ainsi que des agents de la sécurité publique ont dû intervenir en renfort. Durant l'altercation, trois agents de police ont été blessés, dont l'un, atteint au crâne, a dû être hospitalisé à Dunkerque.

En outre, six personnes soupçonnées d'avoir pris part aux agressions des membres des forces de l'ordre ont été interpellées puis placées en garde à vue.

Il n'est pas rare que des violences éclatent entre policiers et migrants dans les environs de Grande-Synthe. En juin dernier, par exemple, un fonctionnaire avait été blessé à l'issue du blocage de l'autoroute A16 par des migrants, à proximité de la commune.

Un climat délétère que pointe du doigt le syndicat de police Unsa. «Cela fait plusieurs mois que nous dénonçons une montée de violence sur le camp de la Linière», a regretté Cédric Canneson, délégué syndical, cité par La Voix du Nord. «Nous faisons le parallèle avec le camp de Calais et nous craignons une nouvelle montée de violence. Par ailleurs, le besoin de renfort démontre le manque d’effectifs.»

Une crise comparable à celle de la «jungle» de Calais ?

A moins de 40 kilomètres de Grande-Synthe, la fameuse «jungle» de Calais fait en effet face à une crise humaine et sécuritaire sans précédent : alors que le camp a atteint fin août le nombre record de 7 000 migrants, les forces de l'ordre doivent faire face à des violences multiformes, telles que les rixes entre réfugiés ou les jets de projectiles sur l'autoroute, visant à provoquer des accidents afin de faciliter l'introduction de migrants dans des camions traversant la Manche.

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