Saint-Denis : une vidéo montre un bus incendié par des jeunes avec des cocktails molotov

© Capture d'écran Youtube

Dans la nuit du 28 au 29 juillet à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), une quinzaine de jeunes on obligé un bus RATP à s'arrêter avant d'y mettre le feu à l'aide de bouteilles incendiaires et d'engins explosifs de type cocktail molotov.

Aux alentours de 1h du matin, aux abords de la cité du Franc Moisin, le groupe de jeunes a forcé un bus RATP de la ligne 170, qui relie la gare RER de Saint-Denis à la Porte des Lilas, à s'arrêter en bloquant la route avec des poubelles en feu. 

Après avoir contraint le chauffeur et les quelques passagers à descendre du véhicule, ils ont brisé les vitres avant de projeter des engins incendiaires à l’intérieur du bus qui a complètement été détruit par l’incendie.

Sur la vidéo, apparue le 3 août en ligne, on peut voir le bus s'arrêter, tandis que le groupe de jeunes s'approche en courant et se met à le caillasser avant d'y jeter ce qui semble être des cocktails Molotov. Au milieu de la vidéo, une forte détonation retentit et le bus s'enflamme entièrement.

L'acte de vandalisme n'a heureusement fait aucun blessé et, après l’intervention des pompiers, la police ainsi que le groupe de protection et de sécurisation des réseaux sont intervenus sur les lieux afin de sécuriser la zone.

Dans un communiqué, La RATP a «condamné fermement cet acte» et annoncé qu’elle porterait plainte. Une déviation de la ligne 170 a été mise en place afin d’éviter le secteur.

Le maire PCF de la ville, Didier Paillard, a dénoncé dans un communiqué «un acte de vandalisme, prémédité, gratuit, et dont les conséquences auraient pu être dramatiques» qui «fait suite à une tentative d'homicide sur un ouvrier par le jet d'un cocktail Molotov vendredi 22 juillet».

Le maire a demandé «une fois de plus, au ministère de l'Intérieur que la commune de Saint-Denis se voie attribuer des moyens policiers à la hauteur de sa population et des faits de délinquance qui gangrènent la qualité de vie» des habitants.

L'incident s'inscrit dans un climat tendu en Seine-Saint-Denis. En effet, durant la nuit du 29 au 30 juillet, une vingtaine des voitures de service et des minibus municipaux avaient été incendiés.  

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