Une opération antiterroriste s'est déroulée à Argenteuil : deux perquisitions menées

Les policiers se sont déployés © Capture d'écran Twitter @Be78Be
Les policiers se sont déployés

Une opération antiterroriste a été menée le 21 juillet dans l’après-midi à Argenteuil (Val-d'Oise) par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

«Des perquisitions sont menées à deux adresses différentes par la DGSI, avec l'appui des policiers d'élite du RAID», a précisé vers 15h00 une source policière, sans préciser si des saisies avaient été effectuées.

Cette opération vise à vérifier un renseignement anonyme faisant état d'un projet d'action violente, a indiqué une source policière, qui a précisé que la section antiterroriste du parquet de Paris est saisie des investigations. L'identité de plusieurs personnes se trouvant à ces deux adresses étaient en cours de vérification, selon une source policière.

Sur les lieux d'une des deux perquisitions, avenue du Parc, un riverain prénommé Djamel a raconté à une journaliste de l'AFP que la maison perquisitionnée, un pavillon de deux étages, était celle d'un marchand de sommeil qui hébergeait une dizaine de personnes.

A moins de deux kilomètres de là, un périmètre de sécurité a été mis en place autour d'un immeuble également visé, situé au 102 avenue Maurice-Utrillo, non loin de la gare du Val d'Argenteuil.

Une bonne cinquantaine de badauds, présents à proximité de cette barre d'immeuble d'une dizaine d'étages, observaient la scène dans le calme. «Depuis 14h00, la police entre et sort du bâtiment, visages masqués. Aucun habitant n'est sorti avec eux», raconte Ahmada, un habitant du quartier de 38 ans.

Une opération antiterroriste s'était déjà déroulée à Argenteuil en mars dernier après l'arrestation d'un ancien braqueur, Reda Kriket. Ce dernier, âgé de 34 ans, avait été conduit par la police dans un appartement de cette commune de la banlieue nord-est de Paris, où une petite quantité d'explosifs avait été découverte. Soupçonné d'avoir projeté un attentat, il avait été condamné en son absence en 2015 à Bruxelles avec Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attaques du 13 novembre 2015, dans un procès de filière jihadiste vers la Syrie.

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