Calais : des faits de violences policières contre les migrants confirmés par une vidéo

Un camp de réfugiés à Calais Source: Reuters
Un camp de réfugiés à Calais

Des images filmées le 5 mai sur l’autoroute menant au tunnel sous la Manche montrent la brutalité des forces de police françaises envers les migrants à destination de la Grande-Bretagne.

Les bavures policières envers des migrants à Calais, qui ont été contestées par le ministère de l’Intérieur, ont été filmées par l’association de citoyens calaisiens «Calais Migrant Solidarity» au lendemain de la visite de Bernard Cazeneuve dans la ville. La vidéo montre des migrants jetés sans ménagement par-dessus la glissière de sécurité de la route alors qu’ils essayaient d’embarquer pour la Grande-Bretagne en se cachant dans des remorques de camions.

Le document vidéo sera ajouté au dossier déjà déposé auprès du Défenseur des droits Jacques Toubon sur les violences policières à Calais.

Pour les syndicats de policiers, les vidéos ne sont pas des preuves suffisantes : «quand on les voit au complet, la légitimité des interventions est démontrée», estime Ludovic Hochart (UNSA-police). Selon d’autres responsables, on demande aux policiers de dégager rapidement les migrants de la route en vue de prévenir des accidents.

Cependant, la Direction générale de la police nationale (DGPN) a déjà annoncé la saisine de l’Inspection générale de la police nationale pour une enquête sur la régularité des interventions policières en cause.

En savoir plus : Les migrants qui arrivent en Europe sont l’objet de spéculations politiciennes

En janvier dernier, l’organisation internationale de défense des droits de l’homme Human Rights Watch avait publié un rapport dénonçant les violences policières à Calais, dont «des passages à tabac et des attaques au gaz lacrymogène alors que les migrants et demandeurs d'asile marchaient dans la rue ou se cachaient dans des camions», selon le site de l’organisation qui a interrogé 44 demandeurs d’asile.

Ces accusations ont été niées par le Ministère de l’Intérieur, qui a regretté que l’organisation «n’ait pas pris la peine de vérifier ses allégations».

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