Brexit : Macron remet en cause l'accord du Touquet qui place la frontière britannique à Calais

Des migrants dans le camp de Calais qui marchent devant une tente sur laquelle est inscrit «Londres mon rêve», le 24 juin 2016 Source: Reuters
Des migrants dans le camp de Calais qui marchent devant une tente sur laquelle est inscrit «Londres mon rêve», le 24 juin 2016

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a déclaré lundi 27 juin à Saint-Omer qu'après la décision des Britanniques de sortir de l'UE, les Français seraient «plus exigeants» à l'égard de Londres sur la gestion des flux migratoires autour de Calais.

Tout en rappelant que les accords du Touquet de 2003 plaçant la frontière britannique avec la France au port de Calais étaient «indépendants» de l'appartenance de la Grance-Bretagne à l'UE, Emmanuel Macrona jugé qu'il est «évident que le contexte politique» créé par le départ des Britanniques «rouvre ces sujets et que nous sommes en droit d'être plus exigeants à l'égard de notre partenaire britannique».

Signé en 2003 au moment du camp de Sangatte, il s'agissait pour le Royaume-Uni de pouvoir contrôler le flux de migrants en provenance de l'Hexagone directement depuis le sol français, avec la possibilité de bloquer les migrants avant qu'ils ne tentent la traversée de la manche.

«C'est une question qui est posée à Bernard Cazeneuve»

«C'est ce qui sera travaillé par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, mais ausi par le Premier ministre et le président de la République», a ajouté Emmanuel Macron. «Notre devoir, c'est de dire qu'il faut être plus exigeants vis-à-vis de la Grande-Bretagne et, en même temps, ne céder à aucune facilité en laissant croire que la solution-miracle existerait», a encore estimé le ministre de l'Economie.

Quant à savoir si le fait d'être plus exigeants signifiait qu'il fallait renégocier les accords du Touquet, le ministre a estimé qu'il s'agissait d'une «question qui est posée à Bernard Cazeneuve» en tant que ministre de l'Intérieur.

Le ministre devait ensuite se rendre à Calais, et notamment au port, a-t-il annoncé, pour «échanger» sur les répercussions économiques du Brexit pour Calaiset sa région, et «voir comment on peut améliorer les choses».

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