Des individus cagoulés vandalisent le siège de la CGT à Montreuil

© Capture d'écran Twitter

Le siège de la CGT à Montreuil a été «vandalisé» dans la nuit du 24 au 25 juin par des personnes portant des cagoules, qui ont cassé plusieurs portes et vitres, a déclaré à l'AFP Philippe Martinez, secrétaire général de la Confédération.

Selon les informations du Parisien, vers 1h30 du matin, trois personnes vêtues de noir ont escaladé «l'entrée principale située avenue de Paris qui est fermée et que personne n’utilise», rapporte une source.

«Cela s'est fait assez vite. Des individus cagoulés avec des sacs à dos ont franchi les barrières et ont tapé, forcément avec des objets costauds, sur des portes et des vitres qui sont partis assez rapidement», a indiqué Philippe Martinez, secrétaire-général de la Confédération générale du travail (CGT), précisant qu'une équipe de police avait constaté les faits et qu'une enquête avait été ouverte.

Deux pompiers chargés de la sécurité incendie, et qui étaient de garde, ont été témoins des faits et ont prévenu la police.

«Sur les images de la vidéosurveillance, on voit deux individus», a précisé Philippe Martinez.

Toutefois, les personnes cagoulées n'ont pas pu entrer à l'intérieur du siège de la première organisation syndicale française. «Il y a plusieurs portes à franchir pour rentrer au siège. Ils ont cassé la première, les vitres sur les côtés, mais ils n'ont pas pu entrer parce qu'il y a un système qui se déclenche», a poursuivi le secrétaire-général de la CGT.

Des menaces jugées «sérieuses» et à répétition

Ce n'est pas la première fois que le syndicat est confronté à ce genre de choses. Au cours des quinze derniers jours, plusieurs membres de la direction de la CGT ont reçu des lettres anonymes accompagnées de photos de «cercueils», rapporte Le Parisien.

Philippe Martinez a quant à lui reçu par lettre anonyme des menaces personnelles jugées «sérieuses» et sa directrice de cabinet a été agressée.

Les secrétaires chargées de l’accueil téléphonique du syndicat, subissent quant à elles «un harcèlement téléphonique» quotidien.

La CGT a déclaré dans un communiqué qu'elle «ne se laissera pas impressionner».

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