A Calais, les migrants utilisent des bouteilles de gaz et des matelas en feu en guise de barrages

Capture d'écran YouTube
Capture d'écran YouTube

Dans une nouvelle vidéo vue plus de 18 000 fois sur Facebook et YouTube, on voit des migrants recourir à des méthodes extrêmes pour arrêter les véhicules. Avec toujours le même but, arrêter des poids lourds et passer la Manche.

Sur la vidéo, mise en ligne par le groupe Facebook «Calais libre», on voit trois hommes poser un barrage routier en pleine nuit. On constate que les migrants ont au préalable découpé les grilles des deux hautes clôtures successives qui sécurisent la rocade portuaire qui relie l'A16 au port de Calais. On distingue, en bas à gauche de l'image, les ouvertures pratiquées au préalable qui ont permis aux individus d'accéder à la route et de prépositionner un matelas entre la deuxième clôture et le rail de sécurité. On les voit ensuite mettre le feu au matelas avant de le jeter par dessus le rail. Un des trois migrants vêtus de sweats à capuches porte une bouteille de gaz et la pose un instant, le temps d'aider son camarade à jeter le matelas. Puis l'homme balance littéralement la bouteille de gaz vers le matelas.

Les hommes jettent ensuite un caddie de supermarché, puis ce qui semble être deux grosses branches d'arbres, ou peut-être deux petits arbres, afin de construire un véritable barrage. Comme une première voiture parvient à éviter le barrage (on peut voir les phares passer dans le coin supérieur droit de l'image à 0'40), les migrants prennent soin ensuite de réorganiser les différents obstacles afin de bloquer toute la route.

Les autorités constatent un durcissement dans les méthodes, de plus en plus violentes et spectaculaires, des migrants pour monter dans des poids lourds et passer le tunnel de la Manche de Calais à Douvres. Sur cette même rocade, un CRS a ainsi été blessé à la tête dans la nuit du 8 au 9 juin.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales