Plan Vigipirate : Les CRS au bout du rouleau

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En quelques jours, plusieurs compagnies de CRS se sont déclarées collectivement en arrêt maladie pour montrer leur mécontentement suite aux cadences élevées exigées par le prolongement du plan Vigipirate jusqu’à l’été.

Cela fait maintenant trois mois que le plan Vigipirate «alerte attentat» est en place à  et dans les Alpes-Maritimes et «vigilance renforcé» dans le reste de la France, et les effets commencent à se faire sentir sur les effectifs qui le personnifient sur le terrain. Trois compagnies de CRS se sont faites porter pales pour dénoncer le manque d’effectif et les rythmes qui leurs sont imposés. On rapporte de nombreux cas de burn-out et dépressions.

«Pour assurer les missions, la direction est allée piocher dans les compagnies qui étaient en formation, et celles de repos. Du coup, les CRS (Compagnies républicaines de sécurité) qui font en temps normal 200 jours par an hors de leur foyer se retrouvent à partir tout à coup pour de longues missions qui n’étaient pas prévues», a déclaré à 20 Minutes Nicolas Comte porte-parole de SGP-Unité Police.

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Les CRS comptent aussi profiter de leur actuelle mise en lumière pour tenter de valoriser leur travail. L’indemnité journalière de déplacement de 30 euros n’a pas été revue depuis 15 ans. «Ça ne compense plus l’absence du foyer», souligne le syndicaliste.

Du côté de la direction, on estime que la situation n’est pas si critique, les militaires étant sollicités pour couvrir les périodes de repos des CRS.

Depuis les attentats contre  et l'Hyper Cacher, 10 500 militaires protègent 830 «sites sensibles» en France dont 310, principalement juifs, en Ile-de-France. Un millier de CRS sont mobilisés en moyenne chaque jour, selon les sources syndicales.

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