Les manifestions pouvant provoquer «des troubles à l'ordre public» interdites à Calais

Les manifestions pouvant provoquer «des troubles à l'ordre public» interdites à Calais Source: AFP
Une manifestation antimigrants organisée par le collectif des "Calaisiens en colère" en octobre 2015

Bernard Cazeneuve a annoncé le 3 février l'interdiction de toutes les manifestations pouvant provoquer «des troubles à l'ordre public» à Calais alors que l'organisation Pegida France voulait y organiser une manifestation le 6 février prochain.

«J'ai demandé à la préfète du Pas-de-Calais de procéder à l'interdiction de toutes les manifestations, quels que soient leurs organisateurs, qui sont susceptibles d'occasionner des troubles à l'ordre public», a indiqué le ministre de l'Intérieur.

La branche française du mouvement islamophobe Pegida avait indiqué vouloir organiser une manifestation contre «l'islamisation de la France» le week-end prochain. «Quoi qu'il en soit, vous pouvez être sûrs qu'on sera présents», avait réagi Loïc Perdriel, le chef de Pegida France, après la décision d'interdiction prise par la préfecture du Pas-de-Calais.

«Je m'attendais à une interdiction, au vu des incidents liés aux manifestants No Border il y a deux semaines. Pourtant, nos rassemblements se sont toujours bien passés», avait indiqué le chef de Pegida France à francetv.info.

Sur Twitter, les réactions de personnes indignées par cette interdiction se multiplient alors que, le 23 janvier dernier, une manifestation en soutien aux migrants de la «Jungle», organisée par l'organisation altermondialise No Border, avait été autorisée.

Le ministre de l'Intérieur a condamné «avec la plus grande fermeté les débordements qui ont eu lieu il y a une dizaine de jours» à l'occasion d'une manifestation qui a débouché sur l'occupation d'un ferry par des migrants et des militants altermondialistes  de No Border, dont Bernard Cazeneuve a dénoncé l'«irresponsabilité» et «le cynisme».

Affirmant sa volonté de lutter contre l'immigration irrégulière à Calais, le ministre a précisé que des contrôles allaient être menés «à l'entrée et à la sortie» de la «Jungle», ce campement où les migrants s'installent dans l'espoir d'un passage en Grande-Bretagne. Des consignes ont été données pour que, lors d'une infraction, «ceux qui ont été interpellés et ne relèvent pas de l'asile en France soient immédiatement éloignés», a-t-il ajouté.

Le campement, où 6 000 migrants avaient été recensés à l'automne, compte «3 800 personnes aujourd'hui», a précisé le ministre, en assurant que l'action humanitaire des pouvoirs publics ne consistait pas «à organiser un grand camp qui aurait vocation à se développer durablement».

Lire aussi : Pegida : le mouvement islamophobe allemand renaît de ses cendres

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»