Tentative d'intrusion sur un ferry à Calais : le procès de huit personnes renvoyé au 22 février

Les migrants avaient forcé la clôture du port de Calais Source: Reuters
Les migrants avaient forcé la clôture du port de Calais

Le 25 janvier, les militants et les migrants qui avaient tenté d'envahir le port de Calais sont passés devant le tribunal correctionnel. Leur procès a été renvoyé au 22 février.

Heurts à Calais, énième épisode. Après les violences qui ont éclaté en marge d'une manifestation de soutien aux migrants le week-end dernier à Calais, le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer vient d’annoncer le renvoi en procès de huit personnes, le 22 février prochain.

Ce week-end, lors de la fin d’un rassemblement, 350 personnes s'étaient introduites dans l'enceinte du port, selon le ministère de l'Intérieur. Après avoir forcé un barrage, une cinquantaine d'entre elles avait pu s'infiltrer à bord d'un ferry avant d'être délogées par les forces de l'ordre qulques heures plus tard. Les forces de l’ordre avaient procédé à plusieurs interpellations et huit personnes étaient jugées le 25 janvier en comparution immédiate.

Parmi les personnes qui devaient être jugées aujourd’hui, six migrants et deux militants du collectif No Border. Tous ont demandé du temps pour préparer leur défense, d’où le renvoi du procès. Les six migrants, qui comparaissaient sous le régime de la garde à vue, «seront maintenus en détention», a précisé le président du tribunal, Jacques Bresson.

De nationalité afghane, soudanaise et érythréenne, ces migrants qui risquent une amende de 3 750 euros et six mois de prison, resteront donc en prison, car «vu leur situation irrégulière sur le territoire, la volonté de se rendre par tous les moyens en Angleterre fait courir le risque de réitération» d'un passage à l'acte, a expliqué le président du tribunal.

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En revanche, le tribunal a décidé de relâcher les deux autres personnes, les militants français de No Border, en les plaçant sous contrôle judiciaire, car elles présentent des garanties quant à leur présence au procès, selon Jacques Bresson. En revanche, ces militants de l’association altermondialiste No Border ont «interdiction de se rendre dans la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie, interdiction de sortir du territoire et obligation de répondre aux convocations des autorités, pour éviter toute réitération des faits».

Les militants de No Border font parler d’eux depuis plusieurs mois à Calais aux côtés des migrants. Ces derniers réclament la liberté de circulation des citoyens et des migrants. Ils prônent aussi l'arrêt des expulsions, la régularisation des étrangers en situation irrégulière et la fermeture des centres de rétention. Les pouvoirs publics leur reprochent souvent de pousser les migrants à la violence.

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