Jawad Bendaoud ne veut pas être le «bouquet missaire» du 13 novembre : c'est reparti sur internet !

Jawad Bendaoud aussitôt victime de nouveaux détournements© Capture d'écran Twitter
Jawad Bendaoud aussitôt victime de nouveaux détournements

Jawad Bendaoud, l’individu qui a loué l’appartement de Saint-Denis dans lequel ont résidé plusieurs terroristes qui ont participé aux attentats de Paris, a écrit une belle lettre au juge pour clamer son innocence. La toile s'est emparée de l'affaire.

Depuis sa cellule, le logeur le plus connu de France a écrit une longue lettre manuscrite à l'attention d'un des juges en charge de son dossier. Dans un style et une orthographe qui lui sont propres, Jawad Bendaoud y réaffirme ce qu’il a dit aux forces de l’ordre durant sa garde à vue de six jours, c’est-à-dire de n’avoir rien su des intentions meurtrières de ses hôtes, il s’est notamment plaint de l’humiliation qu’il a subie sur internet. 

Il faut dire qu'il donne le bâton pour se faire battre. En effet, si dans sa lettre il déclame au juge ne pas vouloir devenir le bouc émissaire de ces tragiques événements, en endossant la faute pour tous les autres, encore aurait-il fallu l'écrire correctement, et non pas «bouquet missaire», comme il l'a couché sur le papier. De quoi faire frémir les réseaux sociaux pour encore quelques jours... 


Interrogé par un journaliste au moment de son interpellation par la police le jour de l’assaut de l’appartement de Saint-Denis où résidait notamment Abdelhamid Abaaoud, le cerveau des attentats, Jawad Bendaoud avait affirmé avoir «rendu service» car on lui avait «demandé de rendre service». La scène était devenue culte sur internet, auprès d’un public choqué par les récents événements. Source de nombreux détournements et de «memes», Jawad était devenu le bouffon d’internet, un exutoire satirique.

L'interview de Jawad, hébergeur de terroristes
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«Je n’ai pas demandé à être filmé par ce foutu cameraman, il m’a entendu dire aux policiers que j’étais le loueur de l’appartement, il a allumé sa caméra si j’avais su ce qu’aurait causé cet interview je n’aurais jamais parlé» a-t-il écrit au juge. «Je suis passé d’une vie normale à une vie d’enfer en une fraction de seconde. Mon nom de famille a été sali, je fais l’objet de parodie, de blague» poursuit-il dans sa longue missive.

Pour l’heure, Jawad Bendaoud est toujours à la maison d’arrêt de Villepinte. Mais même de là-bas, il continue de faire rire les internautes qui raillent sa faute de français contenue dans sa lettre adressée au juge. 

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