Jean-Luc Mélenchon officialise sa candidature à la présidentielle de 2027

Jean-Luc Mélenchon officialise sa candidature à la présidentielle de 2027© Capture d'écran TF1
Jean-Luc Mélenchon lors de l'annonce de sa candidature le 3 mai sur TF1.
Suivez RT en français surTelegram

Contredisant ses déclarations passées selon lesquelles 2022 serait sa dernière campagne, Jean-Luc Mélenchon, 74 ans, a officialisé dimanche sa candidature pour 2027 sur TF1. Approuvée par les élus LFI, cette quatrième candidature s’appuie sur «le contexte et l’urgence» face aux crises mondiales.

Le leader de La France insoumise repart à l’assaut de l’Élysée, malgré ses promesses antérieures de passer la main.

Cette annonce, attendue, relance immédiatement les débats sur l’unité de la gauche et son positionnement « antisystème ».

 

Dans le JT de TF1 du 3 mai, Jean-Luc Mélenchon a justifié sa décision par les multiples menaces qui pèsent sur la France et le monde. « Nous entrons dans une saison très agitée de l’histoire du monde. Nous sommes menacés d’une guerre généralisée, nous sommes menacés par un changement spectaculaire du climat, et puis nous avons une crise économique et sociale qui s’avance vers nous », a-t-il déclaré.

Âgé de 74 ans, l’ancien sénateur socialiste, qui avait obtenu 21,95 % des voix en 2022, à seulement 420 000 suffrages du second tour, se présente comme « le mieux préparé » au sein de LFI.

Les élus du mouvement l’ont plébiscité sans opposition lors d’une réunion à huis clos. « Nous, c’est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat », a-t-il martelé.

Cette candidature contredit pourtant ses propos tenus en août 2021 au Dauphiné libéré, où il jugeait « évident » que 2022 serait sa « dernière candidature », se vantant d’être « le seul à ne pas organiser une carrière ». En septembre 2022, il évoquait encore son souhait d’être « remplacé ». Omniprésent sur les réseaux sociaux et dans les campagnes électorales intermédiaires (européennes, législatives, municipales), le tribun n’a pourtant jamais vraiment quitté le devant de la scène.

A gauche, les réactions sont prudentes, peu ont osé prendre la parole dans un climat de tension. Le socialiste Jérôme Guedj, très hostile à Jean-Luc Mélenchon, a déclaré le 4 mai sur TF1 : « Si Jean-Luc Mélenchon se qualifie au 2e tour de l'élection présidentielle, alors c'est la certitude de la victoire du RN ». Il avait également assuré : « Je ne pense pas que ce soit le bon candidat [...] Il n'y a pas que Jean-Luc Mélenchon dans la vie politique, c'est un non-événement. »

Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, a taclé sur Franceinfo : « Plus personne ne veut de Jean-Luc Mélenchon, ni à gauche, ni dans le pays », le qualifiant d’« homme politique le plus détesté de ce pays » et d’« assurance vie de l’extrême droite ».

Dans l’entourage du candidat Mélenchon, on sert les rangs et le coordinateur de la LFI Manuel Bompard a balayé les critiques sur France Inter, affirmant qu’il s’agit de « la seule personne en mesure […] de l’emporter ».

Mélenchon a désigné le Rassemblement national comme « adversaire principal », assurant pouvoir le battre « à plate couture ». Il a également plaidé pour un « front commun » avec l’Espagne sur le Proche-Orient, dénonçant la responsabilité des États-Unis et d’Israël.

Sur le plan intérieur, il propose notamment le blocage des prix du carburant face à la hausse des coûts. Dans presque tous les sondages, Jean-Luc Mélenchon, fort des bons résultats de LFI aux municipales, est donné comme premier candidat à gauche. La dernière étude d’opinion, de Toluna Harris Interactive, publiée le 3 mai, le donne en tête de ce côté de l’échiquier avec au moins 12% des intentions de vote.

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix