Corse : deux hommes arrêtés à Ajaccio après les manifestations

© capture d'écran twitter

La situation à Ajaccio demeure toujours tendue après les derniers incidents qui ont secoué la ville. Ce dimanche, des manifestants ont tenté une nouvelle fois d'investir le quartier des Jardins de l'Empereur malgré l'interdiction préfectorale.

  • Les images des manifestants bloqués par la police à l’entrée des Jardins de l’Empereur.

  • Deux enquêtes ont été ouvertes, et deux hommes interpellés, après les incidents survenus ces derniers jours à Ajaccio, où des centaines de manifestants ont encore défilé dimanche dans plusieurs quartiers populaires sauf celui cible de dérapages racistes, «sanctuarisé» par un arrêté préfectoral.

    Les deux suspects interpellés dimanche «devraient normalement être déférés demain ou après-demain (...) et répondront à tout le moins des faits de dégradations», a indiqué dimanche soir le procureur de la République. 

    «Leur implication dans l'agression des pompiers fait encore l'objet d’investigations», a précisé Eric Bouillard lors d'une conférence de presse.

  • «Une détonation a été entendue et un colis suspect a été retrouvé ce soir dans un restaurant marocain de la ville» a informé le directeur départemental de la sécurité. Une équipe spécialisée dans le déminage est sur place a-t-il en outre précisé.

  • «La Corse dispose de moyens policiers qui sont largement suffisants pour assurer le maintien de l'Ordre» a-t-il assuré. Les deux individus interpellés ce dimanche devraient être déféré lundi ou mardi devant la justice.

  • Le procureur de la République d'Ajaccio Eric Bouillard s'exprime actuellement en conférence de presse. 

  • Une cinquantaine d'individus ont rejoint en début de soirée le quartier des Jardins de l'Empereur pour y affronter les gendarmes mobiles et les CRS qui assurent encore la protection du périmètre. Ces derniers ont essuyé des jets de pierre.

  • La tension reste vive dans le quartier des Jardins de l'Empereur où les CRS et gendarmes mobiles restent mobilisés. Des manifestants exigent d'autres arrestations, en référence aux autres individus potentiels ayant participé à l'agression de deux pompiers et d'un policier. 

  • Quelques pétards ont été lancés sur les CRS et gendarmes mobiles par les manifestants cantonnés aux abords du quartier des Jardins de l'Empereur.

  • Images des manifestants se dirigeant vers la préfecture. Parmi eux, figuraient de nombreux jeunes. 

  • Alors qu'une partie des manifestants rejoint le quartier sensible des Cannes, d'autres défilent dans les rues d'Ajaccio. 

La tension reste vive dans le ville d'Ajaccio. Plusieurs portes vitrées de trois halls d'entrée ont été brisées à coup de pierre par un seul manifestant rapporte une correspondante de l'AFP actuellement présente dans ce quartier réputé sensible. Malgré un important dispositif de sécurité, les manifestants ont réussi à forcer un barrage de police.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les services de secours avaient été pris à partie dans ce même quartier par une bande de jeunes aux visages masqués alors qu'ils intervenaient pour mettre fin à un incendie. Selon la préfecture, quelques heures avant les incidents, les forces de l'ordre et les services municipaux avaient préalablement retiré «400 palettes de bois, une tonne de pneumatiques et un engin incendiaire» potentiellement utilisables pour provoquer de multiples incendies lors de nuit de noël. 

Vendredi, une première manifestation de soutien aux pompiers et au policier a rassemblé dans le calme environ 600 personnes devant la préfecture d'Ajaccio. La moitié d'entre-eux ont par la suite décidé de rejoindre le lieu où s'est produite l'agression. Très rapidement, les revendications de rétablir la justice ont laissé place aux insultes racistes. «Arabi fora (les Arabes dehors, ndlr)!» ou «On est chez nous!» hurlaient certains. 

Un petit groupe s'est ensuite détaché pour mettre à sac une salle de prière musulmane. Les casseurs ont tenté d'incendier les lieux sans y parvenir. Des dizaines d'exemplaires du Coran ont été en revanche brûlés. 

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