Jean-Luc Mélenchon déplore les «débordements absurdes» liés à l’état d’urgence

Le leader du Parti de gauche est très remonté. Source: Reuters
Le leader du Parti de gauche est très remonté.

Le leader du Parti de gauche a fustigé lundi les mesures prises durant l’état d’urgence.

«L'état d'urgence, c'était donc bien ça: un instrument de plus pour criminaliser les mouvements sociaux!» Voici un des extraits de la tribune diffusée sur la page Facebook de l’ex candidat à la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon est très remonté : «Il y avait déjà deux jours que la lutte contre le terrorisme battait son plein avec des lettres de cachet assignant à résidence toutes sortes de militants écologistes, des débordements absurdes comme ces portes ouvertes enfoncées dans un restaurant parisien ou la mise en résidence surveillée de l'avocat des marcheurs de la COP21.»

Critique des médias

Le leader politique en a remis une couche sur le système médiatique : «L'ardoise est sévère. Le jour de la marche mondiale pour le climat, les terroristes ont vu leur victoire politique à Paris. Seule capitale du monde où tout rassemblement était interdit. En fait, on a vite vu que rien n'est jamais si bon qu'une jolie baston entre casseurs et forces de l'ordre pour donner au journal de 20 heures les images dont il peut se régaler.»

Il a également dénoncé une récupération politique : «Tout pouvoir raffole de ces images pour montrer au peuple comme sa poigne est ferme. En fait, les dirigeants PS veulent s'approprier les symboles de l'ordre contre la chienlit. Rien de plus. Il faut donc du spectacle. Le résultat était facile à prévoir. Lorsqu'il y a un risque d'abus de pouvoir, il finit toujours par se commettre.»

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