Civitas : Gérald Darmanin veut procéder à une nouvelle dissolution après des propos polémiques

Civitas : Gérald Darmanin veut procéder à une nouvelle dissolution après des propos polémiques© Bertrand GUAY / POOL / AFP Source: AFP
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin engage une nouvelle procédure de dissolution contre le parti catholique Civitas après celle contre les écologistes des Soulèvements de la Terre.
Suivez RT en français surTelegram

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé qu'il voulait dissoudre le parti politique Civitas. Cette procédure, régulièrement mise en œuvre depuis six ans, fait suite à des propos controversés d’un intervenant lors d’une université d’été.

«Je condamne fermement ces propos ignominieux et saisis le procureur de la République» : le ministre de l’Intérieur a fait connaître son intention de dissoudre le parti Civitas, présidé par le Belge Alain Escada. En cause : la diffusion d’un extrait d’une conférence lors de l’université d’été de l’organisation catholique, dans laquelle l’intervenant tient des propos jugés «antisémites» par Gérald Darmanin et une large partie du spectre politique français.

Une conférence controversée

«Peut-être faudrait-il retrouver la situation d’avant 1789» : c’est cette formule du conférencier Pierre Hillard qui a mis le mouvement Civitas, une association catholique devenue parti politique en 2016, sous le feu des projecteurs. Ce docteur en science politique visait ici les juifs qui ont obtenu la citoyenneté française en septembre 1791 sous le régime français de la monarchie constitutionnelle.

Pour l’auteur, qui s’exprimait lors de «l’université d’été du pays Réel» le 30 juillet à Pontmain (Mayenne), cette naturalisation a ouvert la voie à l’immigration. S’en sont suivis des propos sur Éric Zemmour qui «oublie de dire […] que ce sont ses coreligionnaires qui ont ouvert les portes de l’immigration». Enfin, le conférencier estime que «si l’on fait du catholicisme traditionnel une religion d’Etat, peut-être faudrait-il retrouver la situation d’avant 1789».

L’usage du conditionnel pourrait ici assurer la ligne de défense du conférencier, mais c’est bien la dissolution de l’organisation Civitas, à l’origine de la conférence, qui est demandée par le ministre de l’Intérieur.  

Une dissolution politiquement acquise

Si la récente dissolution des Soulèvements de la Terre, objet le 8 août d’un référé demandant sa suspension, avait suscité une levée de bouclier à gauche, celle de Civitas n’a pas provoqué de vague de soutien. Jean-Luc Mélenchon s’est ainsi félicité de cette initiative, qu’il dit avoir initiée avec la Licra. La présidente du groupe Insoumis à l’Assemblée nationale Mathilde Panot a également saisi le procureur de la République.

Des députés de la majorité ont également apporté leur soutien au ministre de l’Intérieur, à l’image de l'élue de Paris Caroline Yadan qui en a profité pour s’en prendre à La France insoumise et à Jean-Luc Mélenchon qu’elle accuse de mener une «tentative de dédouanement».

Du côté des Républicains et du Rassemblement national, peu d’élus se sont prononcés, tout comme dans le parti Reconquête d’Éric Zemmour, pourtant mis en cause dans les propos tenus lors de la conférence.

La dissolution de Civitas serait la 34e du genre après Les Soulèvements de la Terre en six ans de présidence Macron. Les organisations dissoutes sont très majoritairement des structures de droite radicale ou islamistes. En cinq ans, François Hollande en avait dissous dix et son prédécesseur Nicolas Sarkozy seulement deux.

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix