Trump promet des crédits d'impôt aux entreprises qui rapatrieront des emplois depuis la Chine

Trump promet des crédits d'impôt aux entreprises qui rapatrieront des emplois depuis la Chine Source: Reuters
Le président américain Trump prononce un discours de campagne depuis une tribune installée à l'aéroport régional de Mankato dans le Minnesota, le 17 août 2020.

Lors d’un meeting électoral largement consacré à l’emploi, le président des Etats-Unis a promis des crédits d’impôts aux entreprises américaines implantées en Chine et prêtes à relocaliser leur production aux Etats-Unis.

Alors que les USA ont atteint en juillet un taux de chômage dépassant 10% de la population, contre 3,4% au début de l’année, l’emploi est au cœur de la campagne électorale de Donald Trump. Après avoir promis de créer «10 millions d'emplois en 10 mois», le président américain a également annoncé, lors d'un discours prononcé le 17 août à Mankato, dans le Minnesota : «Nous allons créer des crédits d'impôt pour les entreprises qui ramènent des emplois de Chine en Amérique.»

Il a aussi promis d'exclure des commandes de l'Etat fédéral les entreprises qui continueraient de produire en Chine. Une nouvelle étape dans la guerre commerciale déclenchée par l’actuel président des Etats-Unis en 2018 pour rééquilibrer les relations commerciales entre les deux pays.

Après avoir banni le géant chinois des télécoms Huawei des installations de 5G aux Etats-Unis et avoir fait pression sur les pays européens pour qu’ils fassent de même, le département du Commerce a, le jour même du discours de Trump à Mankato, placé sous sanctions 38 filiales du groupe chinois dans 21 pays du monde.

Quelques jours auparavant, l’administration Trump avait donné jusqu’au 15 septembre à l’entreprise chinoise créatrice de l'application populaire de partage de vidéo TikTok pour vendre son activité aux Etats-Unis à une entreprise étasunienne, sous peine d’être interdite.

Lutte contre la «peste chinoise»

Dans son discours d’une heure, le président Trump a beaucoup parlé d’emploi, mais plus encore de la Chine, dont il a répété le nom deux douzaines de fois. Tout d’abord, parce qu’il a dû évoquer la crise économique liée à l’épidémie de Covid-19 qui frappe très durement les Etats-Unis, parlant dans ces cas de «peste chinoise» et de «virus chinois».

Mais aussi parce qu’il est revenu sur la phase 1 de l’accord commercial signé avec la Chine le 15 janvier, pour se féliciter de ses résultats en annonçant la commande de «la plus grande quantité de maïs et de soja [américains] de l’histoire». Reste à savoir quel impact auront ces commandes sur le commerce extérieur des Etats-Unis, dont le rééquilibrage était le but recherché par Donald Trump quand il a commencé à décréter des tarifs de douanes pénalisant les importations de Chine.

En 2019, le déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine s’est maintenu aux environs de 345 milliards de dollars, à peu près la même somme qu’en 2016, année de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.

Le 10 août, l’administration Trump a par ailleurs annoncé que tous les produits importés de Hong Kong – Washington a décrété des sanctions contre l'exécutif de l'ancienne colonie britannique qu'il juge pro-Pékin – devraient à partir du 25 septembre, être étiquetés «Made in China», et seraient, en fonction de leur catégorie, soumis aux mêmes taxes que celles qui frappent les produits des entreprises de Chine continentale.

Cette mesure est en partie symbolique, car Hong Kong exporte peu vers les Etats-Unis – l’équivalent de moins de 5 milliards de dollars de marchandises en 2019. Mais elle constitue une étape supplémentaire vers la remise en cause du statut spécial dont jouissait jusqu’ici Hong Kong.

Négociations commerciales au point mort

Mais aujourd’hui, la stratégie de Donald Trump à l’égard de la Chine semble consister à rompre tous les liens économiques. Le 18 août, à bord d’Air Force One – l’avion présidentiel – le chef de Cabinet de la Maison Blanche Mark Meadows a annoncé qu’aucune rencontre de haut niveau n’était prévue avec la Chine pour la suite des négociations commerciales.

Peu avant, lors d’une visite à Yuma, dans l’Arizona, Donald Trump avait déclaré avoir repoussé une réunion avec la Chine sur la mise en place de la phase 1 de l’accord et expliqué : «J'ai reporté les discussions avec la Chine. Vous savez pourquoi ? Je pas envie de m'en occuper maintenant.»

Enfin, le président a réitéré son intention de relocaliser au maximum la production des entreprises américaines aux Etats-Unis, Donald Trump allant jusqu'à prédire : «Nous mettrons fin à notre dépendance envers la Chine. Nous fabriquerons nos médicaments et fournitures essentielles ici même, aux Etats-Unis.»

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