Contre les licenciements, un grand syndicat allemand favorable à la semaine de quatre jours

Contre les licenciements, un grand syndicat allemand favorable à la semaine de quatre jours© Morris Mac Matzen Source: AFP
Syndicalistes de IG Metall protestant contre un plan social à Airbus le 8 juillet 2020. (Image d'illustration)

Dans un contexte de crise économique, la question de la diminution du temps de travail resurgit en Allemagne. Le premier syndicat allemand, IG Metall, y est favorable et propose le passage à la semaine de quatre jours.

En Allemagne, le plus grand syndicat d'Europe en terme d'effectifs, IG Metall, propose l'ouverture de négociations afin de passer à la semaine de travail de quatre jours, comme le rapporte Reuters ce 15 août. Le but ? Limiter les suppressions d'emplois, dans un contexte de récession économique, due notamment à l'épidémie de coronavirus.

«La semaine de quatre jours [...] pourrait permettre de préserver des emplois industriels au lieu de les supprimer», a déclaré le dirigeant de la centrale syndicale, Jörg Hofmann, au journal Süddeutsche Zeitung. «La transformation [de l'industrie automobile] ne doit pas conduire aux licenciements, mais doit aboutir à un bon emploi pour tous», a-t-il ajouté faisant allusion aux évolutions technologiques et industrielles du secteur, pilier de l'économie allemande.

Selon l'agence de presse, cette proposition d'IG Metall (qui représente 2,3 millions de salariés des secteurs de la métallurgie, du textile, du bois et du plastique) pourrait servir de base à de futures négociations avec les organisations patronales.

En France, la CGT avance également cette proposition parmi d'autres options visant à réduire le temps de travail afin, selon le syndicat, de combattre le chômage.

L'emploi menacé par la crise

Un responsable d'IG Metall cité par Reuters a estimé le mois dernier à 300 000 le nombre d'emplois menacés dans l'industrie métallurgique et électrique allemande en raison de la conjoncture économique. En outre, le syndicat allemand demande au gouvernement d'étendre les mesures de chômage partiel à 24 mois contre 21 aujourd'hui pour amortir les effets de la crise.

En 2018, le syndicat avait lancé un large mouvement de grève qui avait abouti à un passage, sous certaines conditions, à la semaine de 28 heures dans le secteur de la métallurgie.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»