Economie

Sanctions américaines contre la Russie : l'UE se dit prête à réagir pour protéger son économie

Le président de la Commission européenne a réagi à l'annonce de la promulgation par Donald Trump de nouvelles sanctions anti-russes, en affirmant que l'Union européenne était prête à prendre des contre-mesures.

L'Union européenne (UE) pourrait prendre des contres-mesures aux sanctions imposées par Washington à Moscou, si celles-ci contrevenaient à ses intérêts économiques. C’est du moins ce qu'affirme Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, le 2 août après l'annonce de la promulgation par Donald Trump des sanctions votées par le Congrès américain. Ces sanctions pourraient en effet pénaliser les entreprises européennes travaillant avec la Russie dans le domaine des hydrocarbures. 

Notant que les Etats-Unis avaient pris en compte certaines remarques formulées auparavant par les Européens sur le sujet, Jean-Claude Juncker a néanmoins assuré que l'UE ne laisserait pas ces sanctions pénaliser les entreprises des pays membres. «Nous sommes prêts : nous devons défendre nos intérêts économiques vis-à-vis des Etats-Unis et nous le ferons», a expliqué le président de la Commission, cité par Reuters. Des contres-mesures pourraient «être prises en quelques jours». 

Ces nouvelles sanctions anti-russes ont été votées à une majorité écrasante par les parlementaires américains, alors même que le président Donald Trump avait fait montre d'une certaine volonté de rapprochement avec Moscou lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine lors du G20 début juillet. Le président américain aurait pu mettre son veto sur le texte. Mais il aurait alors suffi au Congrès de revoter à une majorité des deux tiers pour passer outre celui-ci – ce qui ne laissait guère de marge de manœuvre au chef d'Etat.

Le 26 juillet, après le vote du texte de sanctions par la Chambre des représentants américaine, la Commission européenne avait déjà exprimé son «inquiétude» à leur sujet, affirmant redouter leur possible impact sur les infrastructures transportant des ressources énergétiques en Europe, et donc sur l'indépendance énergétique de l'UE. Jean-Claude Juncker avait menacé les Etats-Unis d'agir «pour protéger les intérêts européens».

Après la promulgation des sanctions par Donald Trump, la première concernée, la Russie, a quant à elle martelé que celles-ci étaient illégales au regard du droit international. 

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