Futurologie : sans «repli protectionniste», la France ne serait plus que la 10e économie en 2050

Futurologie : sans «repli protectionniste», la France ne serait plus que la 10e économie en 2050
Une usine de l'aciériste indien Tata steel à Hayange, photo ©JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Dans une étude de prospective, le géant mondial de l'audit PricewaterhouseCoopers promet des lendemains qui chantent pour l'économie mondiale. Du moins pour la Chine et l'Inde, et à condition que la mondialisation ultra-libérale se poursuive.

«Selon notre projection, l'économie mondiale pourrait doubler de taille d'ici à 2050», estiment les macroéconomistes de PricewaterhouseCoopers (PwC). Le géant mondial de l'audit et du consulting, impliqué dans le scandale fiscal des LuxLeaks, estime dans une étude publiée en février 2017 que, tandis que la Chine conforterait sa place de première économie mondiale, les Etats-Unis et les économies occidentales dites «développées» continuerait à céder du terrain.

Source : PricewaterhouseCoopers

La France déclassée en environnement ouvert

Quant à la France, les futurologues la voient rétrograder à la 10e place, juste derrière le Royaume-Uni, alors que la Russie deviendrait la première économie du sous-continent européen, avec quelque 7 000 milliards de dollars de produit intérieur brut. L'étude de PwC a classé 32 pays, selon les chiffres fournis par le Fonds monétaire international (FMI), corrigés en termes de parité de pouvoir d'achat (PPA) variable qui permet de prendre en compte le coût de la vie localement.

Et, après quelques calculs de projection de tendances, et deux ou trois coefficients de correction, le cabinet d'audit en est arrivé au tiercé suivant : la Chine avec 58 500 milliards de PIB, l'Inde (44 000 milliards) surclasseraient les Etats-Unis, lesquels ne seraient capables de produire «que» 34 100 milliards de dollars.

Source : PricewaterhouseCoopers

Les scientifiques économistes de PwC tempèrent toutefois leurs prédictions qui ne sont valables, expliquent-ils qu'«à condition de politiques favorables à la croissance», ce qui semble «une évidence». Et de préciser : en supposant qu'il n'y ait pas de «repli dans le protectionnisme de longue durée». Les experts de PwC ne doivent pas être très heureux de la politique de Donald Trump et de son coup d'arrêt au traité ultra-libéral du Traité commercial transpacifique (TTP).

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