EN CONTINU : le quatrième jour du Forum économique mondial de Davos

EN CONTINU : le quatrième jour du Forum économique mondial de Davos© Ruben Sprich Source: Reuters

S’ouvrant le 17 janvier, le 47e Forum économique portera sur le sujet principal «leadership réceptif et responsable». Nombreux politiciens ainsi que des entrepreneurs sont attendus à l’événement.

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  • Le ministre français des Finances Michel Sapin a mis en garde Donald Trump de ne pas prendre de mesures unilatérales qui pourraient affecter l’industrie financière américaine et souligné la nécessité de mettre en place une coordination internationale.

  • «Nous nous préparons à un important mouvement d'investissements directs étrangers, qui va commencer de manière imminente», a déclaré le Premier vice-Premier ministre Igor Chouvalov lors du Forum économique mondial.

    «Nous avons renoué avec la croissance à la fin de l'année dernière et nous espérons que la croissance atteindra entre 1% et 2% cette année», a indiqué Igor Chouvalov.

    «La situation semble assez saine [...] nous nous trouvons dans une situation où il n'y a de bulle sur aucun marché», a-t-il souligné.

    Outre la stabilisation récente de l'économie et un rebond des cours de l'or noir, l'élection de Donald Trump a entraîné une vague d'optimisme parmi les investisseurs concernant une possible levée rapide des sanctions américaines, qui réduisent la capacité de certains secteurs (banques, défense, énergie...) à se financer.

  • En marge du Forum de Davos, le chef de Kaspersky Lab, entreprise russe spécialisée dans le développement de logiciels de sécurité informatique, a mis en garde contre la montée des cyberattaques sur des objets industriels russes en 2017.

    «Nous avons vu depuis plusieurs années une hausse de l’activité dans des domaines non-traditionnels, dans ce qu’on appelle "l’internet des objets". Il ne s’agit pas des ordinateurs ou des téléphones portables, mais de caméras de vidéosurveillance qui ont été prises pour cible par des cyberattaques», a déclaré Evgueni Kaspersky.

    D’après lui, tous les objets industriels disposant de systèmes informatisés, comme «les transports ou les centrales nucléaires» peuvent être l’objet de telles attaques.

  • Le vice-président américain Joe Biden a qualifié la Russie de plus grande menace contre l'ordre libéral international au cours d'une déclaration prononcée le 18 janvier au forum de Davos. 

    «Je ne vais pas mâcher mes mots, ce mouvement est conduit principalement par la Russie», a affirmé Joe Biden tout en mentionnant également la Chine et l'Iran. «Leur objectif est clair, faire s'effondrer l'ordre libéral international», a-t-il assuré.

    Selon le vice-président américain démocrate, qui doit quitter son poste le 20 janvier, la Russie s’emploierait à «affaiblir le projet européen» pour «revenir à une politique de sphères d'influence».

    Par ailleurs, Joe Biden a estimé que «les mouvements populaires tant de gauche que de droite» veulent revenir aux mêmes «programmes nationalistes, protectionnistes, isolationnistes qui ont conduit le monde» à la guerre lors du siècle dernier.

    Le vice-président américain démocrate a également déclaré : «Défendre l'ordre libéral international requiert que nous résistions contre les forces de désintégration en Europe et que nous maintenions notre position soutenue de longue date en faveur d'une Europe libre et pacifique». «Cela signifie lutter pour l'Union européenne, l'une des institutions les plus vivantes et les plus importantes au monde», a-t-il insisté.

  • Christine Lagarde, en compagnie de Sheryl Sandberg de Facebook et de Meg Whitman de Hewlett Packard, débattent sur le thème «Récit positif à destination de la communauté globale».

  • Au cours d'une interview accordée le 18 janvier à la chaîne d'information Bloomberg, Sergio Ermotti, directeur général de la banque suisse UBS, a déclaré que le «populisme» ne pourra être mis en difficulté uniquement «si les questions sous-jacentes [comme] l'éducation, la formation et un environnement plus sain de taux [d'interets]» sont abordées.

    Le patron d'UBS a également affirmé le 17 janvier à Davos que les niveaux d'inégalités en Europe se sont approfondis à cause du niveau historiquement bas des taux d’intérêts. 

    «Je pense que si les dégâts collatéraux des taux [d’intérêt] faibles ou négatifs n'affectaient que les banques, ça irait encore, mais cela commence à affecter les épargnes, la plupart des systèmes de fonds de pension, les compagnies d'assurance et la confiance des personnes qui ont économisé de l'argent [...] Cela produit ce sentiment d'inégalité qui se répand en Europe», a ajouté Sergio Ermotti lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision américaine CNBC.

    Le directeur général de la banque suisse a par ailleurs indiqué à l'agence de presse AFP : «Nous devons écouter ce que disent les gens. Les avantages de la mondialisation sont plus clairs dans les pays émergents que dans les pays développés».

  • «Je suis préoccupé parce que l'Europe n'a pas de stratégie pour faire face au nouveau visage de la mondialisation. Elle ne fait que réagir», a regretté le mercredi 18 janvier le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, lors d'un débat organisé à Davos et dédié à la manière dont l'élite peut renouer avec les classes moyennes.   

    «Le défi que posent [es défenseurs du] Brexit et Donald Trump, c'est qu'ils ont une vision, qu'on soit d'accord ou pas avec elle. Or, en Europe, on n'en a pas», a également déploré le ministre italien. 

    Pier Carlo Padoan a appelé l'Union européenne à «prendre au sérieux le populisme», tout en rappelant : «Tous ceux qui votent pour des idées populistes ne sont pas tous mauvais. Dans de nombreux cas, ce sont des bonnes personnes, de bons citoyens, qui ont de vraies préoccupations à propos de l'avenir de leurs enfants, l'emploi ou la sécurité».

    Le ministre italien des Finances a par ailleurs critiqué la monnaie unique européenne en indiquant : «Le problème de l'Europe, c'est l'euro».

  • Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) s'est exprimée le 18 janvier depuis le forum de Davos et a appelé à une meilleure distribution des richesses afin de faire face à la montée des «populismes» à travers le monde. Elle a également indiqué que les inégalités excessives ont freiné la durabilité de la croissance économique.

    «Quand vous avez une crise ou quand vous recevez des signaux très forts comme nous en avons reçus des électeurs qui disent "non", c'est vraiment le moment de dire quelles sont les politiques que nous avons en place et ce que nous pouvons faire de plus», a-elle affirmé lors d'un débat au Forum économique mondial consacré à la crise des classes moyennes. 

    La directrice du FMI a expliqué que les décideurs politiques doivent réfléchir aux réponses à apporter aux électeurs mécontents. Christine Lagarde a notamment mentionné les réformes budgétaires et structurelles parmi les mesures pouvant être mises en oeuvre.

  • Joe Biden, le vice-président des États-Unis, s’adresse aux participants de forum de Davos:

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