Un cadre de Volkswagen arrêté par le FBI dans l'affaire des moteurs truqués

- Avec AFP

Un cadre de Volkswagen arrêté par le FBI dans l'affaire des moteurs truqués
Le "dieselgate" fait l'objet d'une investigation de la part du FBI, qui vient de procéder à l'arrestation d'un cadre du constructeur allemand Volkswagen

Les enquêteurs fédéraux suspectent Oliver Schmidt d'avoir joué un rôle clef dans le «dieselgate», scandale lié à la mise en place d'un système permettant de déjouer les contrôles d'émissions polluantes des diesels aux Etats-Unis.

Dans le cadre de l'enquête sur les moteurs diesel truqués, des agents du FBI ont arrêté, samedi 7 janvier en Floride, Oliver Schmidt, un cadre de Volkswagen qui avait dirigé le service de conformité réglementaire du constructeur automobile allemand aux Etats-Unis de 2014 à mars 2015, selon le New York Times.

Selon ce quotidien américain, les enquêteurs soupçonnent ce cadre d'avoir joué un rôle clé dans les efforts de Volkswagen pour masquer au régulateur américain cette fraude aux émissions polluantes. Ce cadre devrait être inculpé lundi 9 janvier à Detroit, affirme encore le journal.

Herbert Diess, patron de la marque Volkswagen, a par ailleurs été interrogé à Detroit par des journalistes dimanche 8 janvier, avant l'ouverture du salon automobile américain, sur de possibles arrestations d'ingénieurs de Volkswagen dans le cadre du «dieselgate» et sur la crainte présumée qu'auraient certains responsables du groupe de se rendre aux Etats-Unis pour cette raison.

Depuis qu'elle a reconnu l'existence de logiciels tricheurs, l'entreprise Volkswagen a promis de coopérer avec les autorités américaines sur ce dossier. La marque allemande, dont l'image a été abîmée par le scandale, a cependant annoncé une hausse de 3% de ses ventes mondiales de voitures en 2016 (atteignant 5,99 millions de véhicules vendus), grâce à l'engouement des clients chinois pour ses modèles.

Volkswagen avait reconnu en septembre 2015 avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel, dont environ 600 000 aux Etats-Unis, d'un logiciel faussant le niveau réel d'émissions de gaz polluants pour faire apparaître ses voitures plus vertes qu'elles ne l'étaient vraiment. Selon les autorités américaines, certaines de ces voitures émettaient jusqu'à 40 fois les normes autorisées d'oxydes d'azote.

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