Hollande plaide pour un «allègement du fardeau de la dette» grecque

- Avec AFP

Hollande plaide pour un «allègement du fardeau de la dette» grecque© Christian Hartmann Source: Reuters
Manifestation pro-européenne à Athènes, le 9 juillet 2015
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François Hollande a plaidé le 12 décembre pour un «allègement du fardeau de la dette» grecque, au côté de son homologue grec Prokopis Pavlopoulos qu'il recevait à l'Elysée.

«Nous devons aller de l'avant pour que la Grèce elle-même retrouve une perspective de croissance», a souligné le chef de l'Etat français selon lequel «la France s'était engagée et continuerait de s'engager au côté de la Grèce pour arriver à ce résultat».

Pour François Hollande, il s'agit d'une «étape très importante» qui doit être marquée par la «solidarité» européenne mais aussi par «un allègement du fardeau de la dette».

«Je veux souligner que le gouvernement grec du Premier ministre Alexis Tsipras et le Parlement grec ont tenu leurs engagements [...] et qu'il est donc nécessaire que l'Europe, également, tienne ses engagements», a-t-il insisté.

Le président français a toutefois noté que des «vérifications» étaient encore «nécessaires» et que des «précisions» étaient demandées à Athènes.

François Hollande a souligné qu'il avait été «particulièrement actif» pour parvenir au «maintien de la Grèce dans la zone euro», se souvenant aussi des «engagements très lourds que le gouvernement grec d'Alexis Tsipras avait été amené à prendre».

«Nous, les Grecs, n'oublierons jamais votre contribution à la péripétie de l'été 2015», a assuré à ses côtés le président grec qui, ayant fait une partie de ses études à Paris, s'exprimait alors en français.

«Quand vous avez aidé la Grèce, vous l'avez fait non seulement pour la Grèce mais pour aussi pour le prestige de la France et pour la cohésion de l'Europe», a-t-il souligné.

S'élevant, cette fois dans sa langue, contre «une politique d'austérité qui n'était pas juste et crée des inégalités immenses», Prokopis Pavlopoulos a estimé qu'elle alimentait «toutes ces forces de nazisme et de fascisme qui menaçaient l'Europe et [...] aussi, la France».

La dette publique grecque devrait atteindre cette année 315 milliards d'euros, soit 180% du PIB, selon les dernières données de la Commission européenne.

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