L'Arabie Saoudite serait prête à geler sa production de pétrole pour sauver l'OPEP

Le logo de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP)  à son siège de Vienne, en Autriche Source: Reuters
Le logo de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à son siège de Vienne, en Autriche

Alors que les prix du pétrole ont légèrement augmenté à 50 dollars le baril, un niveau inégalé depuis plusieurs mois, l'Arabie Saoudite semble prête à geler sa production de pétrole en vue de la réunion de (OPEP) à Vienne ce 2 juin.

Ce gel probable de Ryad annoncé par le ministre saoudien de l'Energie serait envisagé dans le but de se réconcilier avec les autres pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) comme le Nigeria, l'Algérie, le Venezuela, dont les économies nationales ont subi de plein fouet la baisse des cours. Ils avaient été particulièrement mécontents quand l'Arabie Saoudite avait refusé lors, du sommet de l'organisation en avril dernier, de geler sa production à l'encontre de la volonté de la majorité des membres.

«Le Conseil de coopération du Golfe est à la recherche d'une action coordonnée lors de cette réunion», a rapporté une source de l'OPEP à Reuters, faisant allusion à l'Arabie Saoudite et à ses alliés du Qatar, le Koweït et les Emirats arabes unis.

L'Iran reste opposé à la fixation de quotas collectifs

Cette décision pourrait néanmoins rencontrer l'hostilité de l'Iran qui a, jusqu'à présent, également refusé tout gel de sa production alors que les sanctions internationales visant le pays n'ont été levées il n'y a cinq mois à peine. L'objectif de Téhéran d'atteindre un niveau de production de 4 millions de barils par jour (quand l'Arabie Saoudite est à 32,5 millions de barils par jour) pourrait être atteint «très bientôt» d'après le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh. Mais l'Iran reste opposé à la fixation de quotas collectifs et serait favorable à une approche individuelle.

Un accord entre l'Arabie Saoudite et l'Iran est peu probable en raison de la crise politique qui a débuté quand Riyad a rompu ses relations diplomatiques avec la République islamique en janvier dernier. Le changement de cap annoncé de l'Arabie Saoudite désormais ouverte à la discussion pour une limitation de sa production pétrolière a entraîné une hausse des cours du pétrole.

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