L'australien Craig Wright confirme être le créateur de la monnaie numérique bitcoin

Un bar dans le centre de Sydney, en Australie, qui accepte les bitcoins, le 29 septembre 2015 Source: Reuters
Un bar dans le centre de Sydney, en Australie, qui accepte les bitcoins, le 29 septembre 2015

Après des années de spéculation et de mystère, le véritable créateur de la monnaie numérique bitcoin a révélé lundi son identité à la BBC, The Economist et u magazine GQ : il s'agit de l'entrepreneur australien Craig Wright.

Craig Wright a fourni des pièces connues pour être détenues par le créateur de bitcoin afin de prouver qu'il en était bien l'inventeur, précise la BBC. Lors d'une rencontre avec le média britannique, il a signé numériquement des messages en utilisant des clés cryptographiques créées pendant les premiers jours du développement de cette monnaie numérique.

Ces clés sont «inextricablement liées» à des lots de bitcoins connus pour avoir été créé par Satoshi Nakamoto, le pseudonyme utilisé par le créateur à l'époque. Les médias traquent depuis plusieurs années le ou les mystérieux informaticiens qui, derrière ce pseudonyme, ont conçu en 2009 le logiciel à l'origine du bitcoin.

De nombreux pays songent à encadrer l'usage des bitcoins

«Ce sont les lots utilisés pour envoyer 10 bitcoins à Hal Finney en janvier (2009) lors de la première transaction en bitcoin», a déclaré Craig Wright pendant sa démonstration devant ces trois médias. Contrairement aux devises physiques telles que l'euro ou le dollar, les bitcoins ne sont régis par aucune banque centrale, mais générés par des milliers d'ordinateurs dans le monde (un processus baptisé «minage»).

Désormais utilisés par des milliers de sites web et même certaines boutiques «réelles», ils peuvent être échangés contre des services (payer la course d'un taxi par exemple), des marchandises ou même d'autres devises. Instrument de tous les trafics illégaux, selon ses détracteurs, du fait de l'anonymat des paiements, le bitcoin est par ailleurs, dans sa forme actuelle, vulnérable au vol ou toute autre opération frauduleuse, et de nombreux pays songent à en encadrer l'usage.

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