Le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai redessine les équilibres mondiaux, tandis que les tensions s'accentuent à Kiev, oscillant entre rhétorique offensive et appels à la trêve. Pendant ce temps, le scepticisme grandit au cœur d'une Europe en pleine crise de confiance face à son union.
Cette semaine à Bichkek, s’est déroulé le 26e sommet des membres de l’Organisation de coopération de Shanghai. Les États membres et partenaires ont acté la montée en puissance spectaculaire de l'Organisation, dont le poids dans l'économie mondiale ne cesse de croître. Cependant, fin juin Volodymyr Zelensky annonçait 40 jours de terreur contre la Russie, censés faire plier Vladimir Poutine. Ces dernières semaines, le ton a commencé à changer. Le chef du régime de Kiev espère une avancée cet automne et compte sur l’allié américain. La haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, souhaite, quant à elle, une trêve en mer Noire. Et en Europe, le résultat d’un référendum est tombé comme une massue sur la classe dirigeante européenne. L’Islande a dit non à la reprise des négociations avec l’Union européenne, qui devait aboutir à son adhésion à l’horizon 2030. Ce référendum est un mauvais coup pour l’Union européenne qui n’attire plus guère que les pays pauvres.