Burkina Faso : Ibrahim Traoré dresse un bilan positif de l’action gouvernementale en 2025
© X / Présidence du FasoLe chef d’État burkinabè a salué des avancées, inédites pour certaines, dans plusieurs secteurs du pays. Il a fait part à ses concitoyens de son ambition d’opérer un saut technologique d’un siècle en moins de cinq ans, tout en recensant des avancées en matière d’infrastructures, d’éducation, de santé et de sécurité.
Pour la première montée des couleurs de l’année 2026, le 26 janvier, au palais présidentiel de Koulouba, le chef d’État burkinabè, Ibrahim Traoré, a communiqué un bilan positif de l’action de son gouvernement pour l’année écoulée, faisant état de records de production agricole et de diversification des cultures. Dans son allocution, il a assimilé le pays à un « avion en bout de piste » qui doit mettre les « pleins gaz » pour atteindre sa vitesse de décollage, appelant dans la foulée les Burkinabè à « attacher les ceintures » pour une année placée sous le signe de l’intensité et du dépassement de soi.
« Saut technologique de 100 ans »
Dans son discours, le président du Burkina Faso a fait part de l’ambition de son gouvernement d’opérer un « saut technologique de 100 ans » en moins de cinq ans. Dans ce contexte, il a évoqué le succès de nouvelles cultures, jugées impossibles dans le pays par le passé, à l’instar du cacao, du café, du blé, de l’ananas et de la vigne.
Ibrahim Traoré a indiqué une stratégie nationale reposant sur la production et la transformation locales. « Notre objectif n’est pas de produire pour vendre à l’extérieur, c’est de produire et transformer pour nous ici », a-t-il déclaré, rappelant l’enjeu de la création d’emplois pour la jeunesse dans cette dynamique d’industrialisation.
Des projets d’infrastructures, d’éducation et de santé
Le chef de l’État burkinabè a salué l’avancement rapide des travaux de l’autoroute Ouagadougou–Bobo-Dioulasso, un projet dont le financement étranger, d’une valeur de 1 032 milliards de francs CFA, a été refusé par le gouvernement, au motif qu’il aurait endetté le pays pour les 60 prochaines années pour une autoroute à 2 x 2 voies.
À la place, le Burkina Faso a opté, à travers l’agence Faso Mêbo, pour la construction d’une autoroute de 4 x 2 voies grâce aux compétences d’ingénieurs locaux et à des équipements acquis par l’État. Selon la presse locale, les travaux de nettoyage avancent à un rythme inédit en Afrique, avec plus de 70 % déjà réalisés en 40 jours, et une fin de cette étape prévue pour le 15 février.
Sur le plan éducatif, Ibrahim Traoré a annoncé une transformation profonde du système éducatif en 2026, avec la construction de nombreux lycées professionnels et techniques ainsi que l’achèvement d’une université technologique, dans l’objectif de rattraper le retard technologique du pays.
En matière de recherche, le chef de l’État a indiqué que le Burkina Faso s’est doté d’un microscope électronique à balayage, présenté comme le plus moderne d’Afrique, afin de permettre aux chercheurs nationaux de mener leurs travaux sur place. Dans le secteur de la santé, il a évoqué la poursuite du programme de construction et d’équipement des centres de santé communautaires.
Avancées sécuritaires
Sur le plan sécuritaire, Ibrahim Traoré a salué les avancées des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), qui ont permis d’atteindre les limites de la frontière dans certaines zones en cours de sécurisation.
Il a également mis en garde contre la désinformation « des impérialistes » et de certaines ONG accusées de tenter de saper le moral des forces armées, réitérant sa confiance dans le potentiel du peuple burkinabè pour « réussir le pari » de la reconquête totale et du développement en 2026.