Tunisie : l’effondrement du mur d’un lycée coûte la vie à trois élèves dans la ville de Mazzouna

Tunisie : l’effondrement du mur d’un lycée coûte la vie à trois élèves dans la ville de Mazzouna© X / Mourad TEYEB
Le mur effondré du lycée de Mazzouna en Tunisie.
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L’accident tragique survenu dans un lycée a suscité de vives réactions et des critiques vis-à-vis des autorités tunisiennes. Des scènes de colère auraient été rapportées par des témoignages dans la ville de Mazzouna. Les syndicats d’enseignement secondaire ont, de leur côté, appelé à la suspension des cours dans l’ensemble du pays.

Un drame a secoué la ville de Mazzouna, une ville du gouvernorat de Sidi Bouzid, située au centre de la Tunisie, dans la journée du 14 avril, suite à l’effondrement partiel d’un mur de lycée, selon un communiqué de la Protection civile. D'après le bilan indiqué par la même source, trois élèves âgés de 18 et 19 ans ont trouvé la mort et deux personnes ont été blessées plus ou moins grièvement.

L’accident tragique a eu lieu dans l’enceinte du lycée. Quant aux blessés, ils ont été transportés à l'hôpital local de Mazzouna, avant d’être emmenés à l’hôpital régional de Sidi Bouzid pour recevoir les soins nécessaires, apprend-on de même source. L’effondrement a été imputé par les autorités aux fortes rafales qui ont eu raison du mur délabré de l’établissement, bâti dans les années 80, selon la presse locale.

La colère gronde

Depuis l’accident, les commerçants de la ville ont baissé leurs rideaux en signe de deuil et les habitants de la ville de Mazzouna sont descendus dans la rue pour protester contre la négligence des autorités qui a causé le drame, selon des témoignages rapportés par la presse tunisienne. Les protestations auraient ensuite dégénéré en débordements, les manifestants bloquant la circulation sur la route principale de la ville, incendiant des pneus et caillassant une voiture administrative qui aurait aussi été vandalisée par la foule en colère.

Pour leur part, les syndicats de l'enseignement secondaire (collèges et lycées) ont appelé à suspendre totalement les cours dans tous les établissements du pays, pour la journée du 15 avril, en signe de protestation contre la tragédie survenue dans le lycée de Mazzouna.

La Fédération générale de l'enseignement secondaire (syndicat affilié à l'Union générale tunisienne du travail) a tenu « le ministère de l’Éducation et les autorités au pouvoir pour responsables de cette tragédie ». Dans un communiqué rendu public sur sa page officielle Facebook, le syndicat a accusé les autorités de négligence dans « l'entretien des infrastructures scolaires publiques et de l’absence d'un plan national allouant les ressources financières nécessaires pour la sauvegarde des établissements d’enseignement public ».

Autorités publiques critiquées

Le site d’information Kapitalis a vivement critiqué les pouvoirs publics et les responsables locaux et régionaux qui ont « brillé par leur absence » face à la tragédie du lycée de Mazzouna. Selon la même source, les autorités n'ont émis aucune déclaration jusqu’à l’heure. « C’est dire que le drame a été très mal géré par les autorités publiques, qui ont perdu une nouvelle occasion de se rendre utiles », fustige le site de presse.

Le président de la République, Kaïs Saïed s’est exprimé tôt dans le matin de ce 15 avril par voie de communiqué indiquant « sa profonde douleur » suite aux décès des élèves. Lors d’une rencontre, tenue la veille avec la chef du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, le président s’était indigné contre le fait que « Ce mur, comme d'autres, n'avait pas besoin ni d'experts ni de commissions, mais simplement d'être reconstruit ». Une manière de « se défausser sur quelques responsables régionaux », indique Kapitalis qui a pointé du doigt l’absence de fonds prévus par le budget de l’État pour 2025 pour la rénovation et la restauration des milliers d’établissements éducatifs du pays.

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