Ce 27 février, lors de son discours devant les responsables du FSB, Vladimir Poutine a réaffirmé que la Russie n'avait jamais refusé de résoudre pacifiquement la crise ukrainienne. Selon lui, les conditions pour un dialogue sérieux ont été rendues possibles grâce au courage des forces engagées dans l’opération militaire spéciale. «Nous avons toujours prôné une approche équilibrée, où la sécurité de chacun ne se fait pas au détriment des autres», a-t-il déclaré.
Le président russe s'est également exprimé sur les relations avec les États-Unis, estimant que les premiers contacts avec la nouvelle administration américaine étaient porteurs d'espoir. «Nos partenaires actuels font preuve de pragmatisme, d'une vision réaliste des choses», a-t-il souligné, ajoutant qu'ils se détachaient progressivement des «stéréotypes idéologiques» du passé. Il voit dans ces échanges une opportunité de restaurer les relations interétatiques et d’aborder les crises internationales sous un nouvel angle.
Toutefois, il a averti que certaines élites occidentales cherchaient à entraver ce rapprochement. «Nous comprenons que tout le monde n'est pas satisfait de la reprise des contacts russo-américains. Certaines élites occidentales veulent maintenir l’instabilité mondiale et feront tout pour perturber ou compromettre le dialogue engagé», a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité de mobiliser tous les moyens diplomatiques et les capacités des services spéciaux pour contrer ces tentatives.
Abordant les enjeux sécuritaires internes, Vladimir Poutine a fait état d’une augmentation du nombre d’actes terroristes en Russie, affirmant que la majorité d’entre eux avaient été planifiés par les services spéciaux ukrainiens. «Plus de la moitié des attaques terroristes en Russie ont été organisées avec leur implication», a-t-il déclaré. Il a appelé le FSB à renforcer les mesures de prévention et à sécuriser les infrastructures sensibles du pays.
Dans le même temps, il a dénoncé une recrudescence des cyberattaques visant la Russie, notamment contre les institutions gouvernementales et les entreprises stratégiques privées. «La protection de notre infrastructure d’information doit être une priorité absolue», a-t-il affirmé.
Enfin, le président russe a mis en avant les difficultés économiques et politiques auxquelles font face plusieurs nations occidentales, estimant qu’elles témoignaient des failles de leur propre système. «Les crises internes que traversent ces pays illustrent la fragilité de leur modèle. Nous devons rester vigilants et défendre nos intérêts avec détermination», a-t-il conclu.