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Kazakhstan : «L'ordre constitutionnel est en train d'être rétabli», annonce le chef de l'Etat

«Les organes locaux ont le contrôle de la situation, mais les terroristes utilisent toujours des armes et endommagent les biens des citoyens», a fait savoir ce 7 janvier le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev.

Ce 7 janvier, le président du Kazakhstan Kassym-Jomart Tokaïev a affirmé que l'ordre était en train d'être «rétabli» dans le pays au bout de plusieurs jours de troubles et d'émeutes sans précédent.

«Les forces de l'ordre travaillent dur. L'ordre constitutionnel est en train d'être rétabli dans toutes les régions», a ainsi déclaré le chef de l'Etat dans un communiqué, ajoutant que les opérations de retour à l'ordre public se poursuivraient «jusqu'à la destruction totale des combattants». «Les organes locaux ont le contrôle de la situation, mais les terroristes utilisent toujours des armes et endommagent les biens des citoyens», a poursuivi le président kazakh.

Le ministère de l'Intérieur a de son côté annoncé que 26 «criminels armés» avaient été tués et 18 autres blessés dans les émeutes. Il a confirmé que tous les bâtiments administratifs avaient été «libérés et placés sous protection accrue», avec 70 points de contrôle établis à travers le pays. Dix-huit membres des forces de sécurité ont par ailleurs été tués – certains ayant été décapités – et 748 blessés. Environ 2 300 personnes ont été arrêtées par la police.

Les forces de l'ordre [...] assurent l'ordre public, la protection des infrastructures stratégiques et le nettoyage des rues

A Almaty, capitale économique où les émeutes ont été les plus violentes, «les forces de l'ordre et les forces armées et apparentées assurent l'ordre public, la protection des infrastructures stratégiques et le nettoyage des rues», selon le ministère.

Des soldats des pays membres de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) — russes, arméniens, biélorusses, kirghizes, et tadjiks — sont arrivés le 6 janvier au Kazakhstan dans le cadre d'une mission de maintien de la paix déployée sur demande du gouvernement kazakh.

L'organisation régionale a expliqué dans un communiqué qu'elle envoyait ces forces pour «une durée de temps limitée» et «afin de stabiliser et normaliser la situation dans ce pays» provoquée par «une ingérence extérieure».

Le pouvoir kazakh est confronté depuis trois jours à un mouvement de colère né de la hausse des prix du gaz, qui a tourné en émeutes chaotiques – particulièrement à Almaty. Kassym-Jomart Tokaïev a mis en cause des «bandes terroristes» qui auraient été formées à l'étranger et décrété l'état d'urgence. Les violences ont fait des dizaines de morts et plus d'un millier de blessés, et se sont poursuivies le 6 janvier avec avec des coups de feu entendus dans le centre de la ville, qui portait les stigmates des affrontements.