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Le retrait des troupes américaines d'Allemagne gelé par le Pentagone

L'armée américaine a annoncé avoir gelé l'ordre de Donald Trump de retirer 12 000 soldats d'Allemagne. Le nouveau chef du Pentagone Lloyd Austin entend réévaluer la décision, avant de soumettre ses recommandations à l'administration Biden.

La décision prise par l'administration Trump de retirer 12 000 soldats américains d'Allemagne a été gelée jusqu'à ce que le nouveau chef du Pentagone, Lloyd Austin, ne la réexamine et n'en fasse un rapport au président Joe Biden. Le général Tod Wolters, commandant en chef des forces américaines en Europe, l'a annoncé à l'occasion d'une conférence de presse téléphonique accordée le 3 février à plusieurs médias, et dont Euractiv se fait l'écho.

«La planification qui était en cours pour l'initiative précédente a été gelée, afin que notre secrétaire d'Etat à la Défense et son administration puissent procéder à un examen approfondi de tout ce qui s'est passé jusqu'au moment où Lloyd Austin a pris les commandes», a annoncé Tod Wolters, qui est également commandant suprême des forces alliées en Europe au sein de l'OTAN.

Le retrait prévu comprenait le transfert du commandement américain en Europe de la ville de Stuttgart vers la Belgique et le retour aux Etats-Unis du 2e régiment de cavalerie, actuellement basé dans la ville allemande de Vilseck. En tout, 6 000 soldats devaient quitter l'Allemagne pour retourner aux Etats-Unis. Une partie devait être redéployée dans le cadre des opérations en mer Baltique.

Un tournant dans la politique internationale américaine

Cette annonce est tout sauf une surprise, la nouvelle administration Biden ayant fait part de sa volonté de redéfinir la politique internationale américaine, qui avait pris une tournure quelque peu nouvelle sous Donald Trump. Très critique de ses alliés au sein de l'OTAN – et notamment de Berlin – à qui il reprochait de ne pas avoir atteint l'objectif de dépenses de défense de 2% du PIB fixé par l'alliance militaire, Donald Trump avait donc annoncé l'été dernier son intention de réduire le nombre de soldats américains en Allemagne à 25 000.

De son côté, Joe Biden avait fait campagne en s'engageant à revenir à des relations transatlantiques davantage en phase avec l'héritage des huit années de la présidence Obama, dont il a été le vice-président.