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«Voici la démocratie aux Etats-Unis» : le guide suprême iranien commente l’élection américaine

Ali Khamenei s'est exprimé à propos de la présidentielle américaine sur les réseaux sociaux. L'ayatollah a évoqué un «spectacle» alors que le scrutin n'a toujours pas livré son verdict.

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, s’est exprimé le 5 novembre 2020 à propos de l’élection présidentielle américaine – qui n’a toujours pas rendu son verdict alors que la tension monte dans certaines villes du pays et que le président sortant Donald Trump a dénoncé de possibles fraudes électorales.

«Quel spectacle ! L'un dit que c'est l'élection la plus frauduleuse de l'histoire des Etats-Unis. Et qui dit cela ? Le président qui est actuellement en poste», a d’abord fait valoir l’ayatollah Khamenei sur son compte Twitter en anglais, avant de poursuivre : «Son rival [Joe Biden] dit que Trump a l'intention de truquer l'élection. Voici la démocratie aux Etats-Unis et ce que sont les élections américaines.»

Les deux pays sont en froid depuis 1979 et l'avènement de la République islamique d'Iran. Les relations entre les deux nations se sont tendues ces dernières années après que Donald Trump soit sorti – en mai 2018 et de manière unilatérale – de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien.

Plus récemment, après les législatives de février dernier en Iran, les Etats-Unis avaient mis en place des sanctions – symboliques pour la plupart – contre plusieurs responsables iraniens après l'invalidation de nombreuses candidatures du camp réformiste. Le secrétaire du Trésor américain, Steven Mnuchin, avait fait savoir avant le scrutin que les Etats-Unis ne tolèreraient pas de la part du pouvoir iranien «la manipulation des élections pour favoriser un agenda pernicieux».

Quelques jours avant la présidentielle du 3 novembre le directeur du renseignement américain avait accusé l'Iran d'avoir envoyé des messages «visant à intimider les électeurs, à inciter aux troubles sociaux et à nuire au président Trump». Téhéran avait de son côté dénoncé une «allégation infondée» de la part des autorités américaines «afin de justifier le scénario antidémocratique qu'elles ont déjà préparé».