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Algérie : le président ordonne le «maintien de la fermeture des frontières» en raison de la pandémie

Abdelmadjid Tebboune a annoncé le «maintien de la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes», effective depuis le 19 mars. Le pays est actuellement en proie à une flambée de foyers d'infection.

Le président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné le 28 juin le «maintien de la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes jusqu'à ce que Dieu nous libère de ce fléau», selon un communiqué publié par l'agence de presse publique APS. Les frontières de l'Algérie sont fermées depuis le 19 mars.

Trois semaines après les premières mesures de déconfinement, l'Algérie est en proie à une flambée de foyers d'infection, en particulier à l'est (Sétif) et au sud-est du pays, due selon les autorités au non-respect des règles de prévention. En effet, quelque 305 nouveaux cas de Covid-19 ont été diagnostiqués en 24 heures, un nouveau record quotidien pour le troisième jour consécutif (287 le 27 juin et 240 le 26 juin) pour le pays le plus touché du Maghreb, selon le bilan officiel publié le 28 juin.

«Briser la chaîne de contamination et circonscrire les foyers épidémiques»

Le chef d'Etat algérien, qui présidait ce 28 juin une réunion du Conseil des ministres, a en outre exigé de prendre des mesures plus fermes à l’encontre de ceux qui ne respectent pas les mesures de prévention.

Abdelmadjid Tebboune a dénoncé «les comportements de certains citoyens qui veulent faire croire aux autres que le Covid-19 n’est qu’un mythe à visées politiques», une accusation ciblant selon l'AFP le mouvement de contestation populaire, le «Hirak», au moment où ce dernier tente de se remobiliser en province. Le président algérien a ainsi ordonné «le durcissement des sanctions à l’encontre de tous les contrevenants».

Abdelmadjid Tebboune a également exhorté le Premier ministre Abdelaziz Djerrad à prendre des mesures pour «briser la chaîne de contamination et de circonscrire les foyers épidémiques», selon le communiqué du Conseil des ministres.

«C'est le résultat d'un relâchement et d'une sorte de laisser-aller en particulier dans certaines wilayas [préfectures] comme Sétif et Biskra», avait déclaré à l'AFP le 25 juin le président du Conseil l'Ordre des médecins, Mohamed Bekkat.

L'Algérie a recensé 13 273 cas de contamination et près de 900 décès depuis l’enregistrement du tout premier cas le 25 février.