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G7 : dénonçant un capitalisme «fou» et une démocratie «déréglée», Macron appelle à une «refondation»

En marge d'une journée de dialogue avec des acteurs de la société civile, Emmanuel Macron a – à la veille du G7 – dénoncé un capitalisme «devenu fou» car les grandes puissances «produisent elles-mêmes des inégalités qu'on ne sait plus réguler».

A la veille du G7 – qui se tient à Biarritz du 24 au 26 août – le président français, Emmanuel Macron, a fait part depuis l'Elysée de son sentiment quand à la situation internationale, et notamment la crise des inégalités, thème qu'il a souhaité mettre au centre du sommet qu'il accueille.

«Le modèle qu'on doit inventer n'est pas de fermer l'économie de marché», a débuté le natif d'Amiens.

On produit nous-mêmes des inégalités qu'on ne sait plus réguler

«Mais ce modèle s'est enrayé, parce que la démocratie s'est déréglée, parce que le capitalisme s'est déréglé et est devenu fou, parce qu'on produit nous-mêmes des inégalités qu'on ne sait plus réguler», a-t-il poursuivi dans le cadre d'une journée de «dialogue» avec des acteurs de la société civile et une centaine d'entrepreneurs engagés dans la réduction des inégalités et la protection de la planète.

Dans la foulée, il a appelé à une «refondation de notre organisation internationale». Partant, il a expliqué souhaiter que «l'entreprise» et les «organisations internationales [...] acceptent d'avoir un agenda partagé».

«Ce que je souhaite, dans la foulée de ce G7, c'est continuer au niveau français, européen, et dans les coalitions internationales, à porter une initiative de refondation de notre organisation internationale. De l'intimité de l'entreprise au fonctionnement des organisations internationales, qu'elles acceptent d'avoir un agenda partagé», a également fait savoir le président de la République.

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