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Les sanctions contre Pyongyang ne sont «rien par rapport à ce qui devra arriver», menace Trump

S’il s'est réjoui des nouvelles sanctions adoptées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre Pyongyang, le président américain a émis un doute sur leur efficacité. Il estime qu'elles ne sont rien «par rapport à ce qui devra arriver à la fin».

«Nous pensons que c'est simplement un autre tout petit pas, pas quelque chose d'énorme», a déclaré Donald Trump aux journalistes le 13 septembre, en prévision de sa rencontre avec le Premier ministre malaisien Najib Razak. Le président américain répondait à une question concernant les nouvelles sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU contre la Corée du Nord adoptées à l’unanimité le 11 septembre.

«Je ne sais pas si cela aura un effet, mais c’était bien de voir un vote [à l'unanimité]. Mais ces sanctions ne sont rien par rapport à ce qui devra arriver à la fin», a estimé Donald Trump, cité par Reuters.

Le 12 septembre, la Maison Blanche avait confirmé que les Etats-Unis n’avaient toujours pas renoncé à une possible option militaire dans la crise sur la péninsule coréenne.

«Le président est prêt à prendre toutes les mesures et garde toutes les options sur la table afin que la péninsule coréenne soit dénucléarisée», avait déclaré à la presse Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche. 

Après plusieurs compromis de dernière minute, la Russie et la Chine ont rejoint les autres membres du Conseil de sécurité pour soutenir la résolution proposée par les Etats-Unis sur les nouvelles sanctions contre Pyongyang.

Le texte prévoit notamment une limitation de l'importation de gaz, de pétrole brut et de produits raffinés, ainsi que l'interdiction des exportations nord-coréennes de textiles. Le document a notamment été amputé des mesures les plus dures, réclamées par Washington et rejetées par Moscou, à savoir l’embargo total sur le pétrole, l'expulsion des migrants économiques et les sanctions personnelles contre Kim Jong-un.

L'ambassadeur russe auprès de l'ONU, Vassili Nebenzia, a fait savoir que Moscou ne soutenait pas les ambitions nucléaires de la Corée du Nord, mais qu'il doutait toutefois de l'utilité des sanctions pour parvenir à une issue pacifique à la crise en cours. Il a ajouté que la Russie continuerait à plaider en faveur de la solution sino-russe, dite du «double gel» : suspension du programme nucléaire et balistique nord-coréen et arrêt des exercices militaires conjoints des Etats-Unis et de la Corée du Sud.

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