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Kim Dotcom réclame que le directeur du FBI soit entendu par la police

Le fondateur du site de téléchargement Megaupload Kim Dotcom a demandé que le directeur du FBI James Comey soit entendu par la police néo-zélandaise à l'occasion d'une visite en Nouvelle-Zélande.

Kim Dotcom a déclaré sur Twitter avoir déposé plainte auprès de la police contre le FBI et lui avoir demandé d'entendre «de toute urgence» son directeur James Comey pendant son séjour en Nouvelle-Zélande.

Kim Dotcom, un Allemand dont le vrai nom est Kim Schmitz, connu pour avoir créé le site de téléchargement Megaupload, s'appuie sur un jugement de 2014 d'un tribunal d'Auckland. La justice avait alors estimé que le FBI avait copié et transféré illégalement vers les Etats-Unis des données sur l'empire Megaupload. Ces données avaient été saisies en 2012 durant une descente de la police néo-zélandaise dans sa luxueuse résidence d'Auckland.

«Le FBI a violé la loi. C'est ce qu'ont décidé les tribunaux de Nouvelle-Zélande. Le boulot de la police de NZ est de faire respecter la loi. Et on est tous égaux devant la loi, pas vrai ?», a-t-il ajouté sur Twitter.

Les autorités néo-zélandaises se sont refusées à confirmer la participation de James Comey à la conférence sur le renseignement de l'alliance dite des «Five Eyes» (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande) qui se déroule près de Queenstown. Mais les médias ont publié le 23 avril des photos d'un homme présentant une forte ressemblance avec le directeur du FBI sur le tarmac de l'aéroport de Queenstown.

Le Premier ministre Bill English a lui aussi refusé de dévoiler le nom des participants.  Même réticence de la police quand on l'interroge sur la demande de Kim Dotcom. «La police a reçu une lettre et est en train de l'évaluer», a sobrement déclaré une porte-parole.

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Le département d'Etat américain et le FBI accusent Kim Dotcom d'avoir orchestré un pillage en ligne à grande échelle de la propriété intellectuelle d’œuvres artistiques grâce à Megaupload, son emblématique plateforme de téléchargement direct, qui a été fermée par la justice américaine.

En février, la justice néo-zélandaise a donné son feu vert à l'extradition vers les Etats-Unis de Kim Dotcom. Avec trois anciens associés, il est accusé d'avoir tiré de son activité 175 millions de dollars de profits illégaux et causé plus d'un demi-milliard de dollars de pertes aux ayants-droit des œuvres musicales, films et autres produits piratés.

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Le combat judiciaire de Kim Dotcom pourrait encore durer un moment, car il a l'intention de former un recours contre le feu vert donné par la justice à son extradition.